La voix à Iulian Ciocan, auteur Belleville, originaire de Moldavie

Nous avons l’immense plaisir de vous présenter notre tout premier auteur — celui que nous avons « signé » au début de notre périple qui passait par la Roumanie (rappelez-vous) ! Il s’appelle Iulian Ciocan et vit à Chisinau en Moldavie. Son roman, Le Royaume de Sasha Kozak, paraîtra en 2016 aux éditions Belleville donc ! Petite interview. Raconte-nous qui tu es. Je suis écrivain et journaliste. Je suis d’ailleurs davantage journaliste car il ne m’est pas encore possible de vivre de ma plume. J’anime une rubrique pour Radio Free Europe intitulée « La réalité dans les petits détails » qui me demande beaucoup de travail. J’écris sur le quotidien des gens. La politique ne m’intéresse que lorsqu’elle a un impact sur la vie de tous les jours. Partant du principe qu’en Moldavie, la politique est présente partout, on peut considérer en quelque sorte que je suis un journaliste politique. Quand j’ai du temps libre, j’écris mes livres… et je joue en ligne au tennis de table et aux échecs ! Dans quels pays as-tu été publié ? Que ressens-tu à l’idée d’être publié en France ? Pour un auteur moldave, ce n’est pas évident d’être traduit dans d’autres langues. On se heurte à quelques obstacles : nous n’avons par exemple pas d’institut culturel pour financer les traductions. Aussi, tout dépend de l’effort personnel de l’auteur. Je crois que j’ai été chanceux sur ce …

Histoire de papiers…

Belleville avance… Discrètement certes. Pourtant nous n’avons pas chômé ! Derrière le projet de création d’une maison d’édition, il s’agit de monter une entreprise… Et là c’est souvent plus simple à dire qu’à faire. Ce n’est pas une surprise bien sûr mais cela demande du temps : connaître les démarches, les différents enjeux à chaque étape, rencontrer les bonnes personnes pour avancer pas à pas dans la bonne direction. Aujourd’hui, début novembre 2014, nous fêtons une petite victoire : la SAS Belleville éditions est enregistrée au greffe du tribunal de commerce de Paris ! Siret, numéro de TVA intracommunautaire, compte en banque… Tous les attributs plus ou moins matériels qui la rendent bien réelle ! Une personne morale est née : félicitations aux mamans ;) En quelques mots, voilà comment ça s’est passé… Étape 1. Trouver un juriste pour rédiger les statuts selon nos demandes et nos contraintes. Déterminer la forme juridique de notre association (SAS, SARL et on en passe), se répartir les rôles, décider de notre année fiscale, déterminer le montant du capital social, vérifier que les dépôts de marques sont conformes, etc. Bref, se poser tout un tas de questions pour asseoir juridiquement et donc sereinement notre travail ensemble ! Étape 2. Trouver une banque, et un conseiller en particulier, capable de comprendre les enjeux d’une start-up et intéressé par un projet d’édition …

Pourquoi notre mascotte s’appelle Kedi ?

Pendant une longue et magnifique année, Belleville a visité le monde, pour trouver du jamais-lu et créer une maison d’édition indépendante, qui vous amène en voyage à chaque lecture. Un an pour rencontrer les auteurs, les éditeurs, les agents, les libraires… Chez eux, là où les romans sont écrits, là où les auteurs ont grandi. Un an pour vous ramener des romans qui n’auraient peut-être pas été découverts autrement. Mais aussi pour vous apporter les décors : des images, de la musique, des textes, des œuvres d’autres artistes, et tellement plus, pour vous transporter dans l’univers du roman et de son auteur. Dans ce grand périple, nous avions emporté avec nous notre mignonne petite mascotte : un maneki neko qui nous a porté bonheur, et qui en a profité pour bien s’amuser, s’habillant aux couleurs locales ! Machu Picchu, Corcovado, rendez-vous éditeurs et foires aux livres, ou encore selfies sur la plage… ce fut une année mouvementée ! Et à  chaque pays visité, notre mascotte changeait de sobriquet, prenant pour nom le mot « chat » dans la langue locale. Mais une fois le grand voyage terminé, nous devions arrêter un nom pour notre compère. Nous vous avons donc fait voter, et c’est Kedi (chat en turc) qui a remporté le plus grand succès ! La Turquie était notre toute première destination, il est …

Comment découvre-t-on un auteur turc sans parler turc ?

C’est étrange… Nous travaillons toutes depuis longtemps dans l’édition et c’est la première fois que cette question revient aussi souvent. Comme si les expressions « voyage autour du monde » et « découverte d’auteurs » créaient une toute nouvelle impression. Mais c’est aussi vrai que ce n’est pas clair (hein ?). Comment fait-on pour savoir qu’un roman est bon si on ne peut pas le lire ? Et bien comme les autres… Officialisons les choses : rares sont les éditeurs de littérature étrangère multilingues. Il paraît difficile de lire aussi bien Faulkner, Tolstoï et Neruda dans le texte. En règle générale, un éditeur maîtrise toujours l’anglais et souvent une seconde langue. Mais cela ne lui permet pas d’accéder à toutes les littératures du monde. Alors il s’entoure. Il se crée un réseau d’agents littéraires. Ardents défenseurs de leurs auteurs, ils se chargent de vendre leurs droits ailleurs dans le monde. Et ils ont des arguments de poids : plaquette avec photographie de l’auteur en quadri, des kilomètres de revue de presse et très souvent une traduction en anglais des premiers chapitres… Et en bons commerciaux, on ne saurait leur reprocher parfois un certain manque d’objectivité. Cela ne suffit donc pas. L’éditeur complète alors son réseau par des traducteurs. La relation qui s’établit entre eux est primordiale. Se faire confiance, connaître ses goûts et ses dégoûts, se voir …

Le casting de Kedi

Nous ne pouvions bien évidemment pas laisser partir notre exploratrice seule, à la rencontre de peuples éloignés et de terres inconnues, sans être accompagnée d’une escorte spéciale. Il fallait trouver un compagnon de voyages léger (pour qu’il tienne dans la valise), symbolisant l’esprit de Belleville éditions et mignon (ben oui, tant qu’à faire…). Nous avons donc arpenté les rues du quartier de Belleville, parcouru les échoppes et autres promontoires et effectué notre casting à partir d’une liste de participants triés sur le volet. Voici le résultat. Une petite tortue multicolore en plastique Bon. C’est vrai qu’elle est mignonne comme tout, cette petite tortue. Facilement transportable, elle n’aurait pas ralentie outre mesure notre exploratrice grâce à ses roulettes propulsées par un ingénieux système à friction. Mais elle ne représentait pas exactement l’esprit des triplettes… Pas assez cosmopolite et une fâcheuse tendance à vouloir rester à la maison. Avantage : Quotient mignoncité Inconvénient : Non représentatif de l’esprit Belleville Résultat : Recalé Un pingouin bleu en peluche Avec son épais pelage, son bonnet en laine et son tatouage igloo sur le ventre, ce pingouin (ou manchot, nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord), aurait été le compagnon idéal pour affronter des températures polaires. Malheureusement, la plupart des destinations de l’exploratrice sont des pays chauds. Or, ce pingouin n’aurait pas …

leo efficitur. id sem, eleifend amet, mattis quis, consequat. ut velit,