La voix aux artistes : Maša P. Žmitek de Slovénie !

Peux-tu te présenter et nous expliquer ton travail ? Je suis illustratrice, basée à Ljubljana, et je travaille dans différents domaines, qu’ils soient imaginaires ou réalistes. Je trouve mon inspiration lors de longues promenades dans mon quartier. Être à l’extérieur et bouger mon corps fait bouillonner mon sens créatif ! Ma créativité s’alimente de choses variées comme la nature, les voyages, le théâtre, le cinéma, la poésie, la science et bien d’autres encore. Par ailleurs, j’ai aussi appris que lorsque je me sens peu inspirée par un sujet, je dois accepter d’avoir besoin d’un temps de recherches et de lectures, et de laisser mijoter mes idées dans le fond de mon cerveau jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à éclore ! Ces derniers temps, je me concentre sur l’illustration de livres et le design, notamment son application des environnements visuels plus larges. Je travaille sur différents supports, matériaux et techniques qui peuvent coexister en synergie. Ces cinq dernières années, je me concentre sur l’analogique interactif, des illustrations imprimées basées sur des techniques pré-cinématographiques. Connaissais-tu Agata avant le projet ? Comment était-ce d’illustrer son livre ? Je n’avais jamais rencontré Agata en personne avant, mais je connaissais son œuvre et j’étais ravie d’accepter la proposition d’illustrer son texte. C’est super de vivre et de travailler dans la même ville, partager …

Deux nouvelles slovènes à lire confiné !

Certains d’entre vous ont eu l’occasion de découvrir le savoureux recueil de nouvelles d’Agata Tomažič sorti juste avant le début du confinement : Ce que l’on ne peut confier à sa coiffeuse. Notamment Le Capharnaüm éclairé qui nous a livré cette belle chronique. En attendant de pouvoir retourner en librairie y dépenser les économies de ces semaines en intérieur, nous avons décidé de vous offrir deux nouvelles pour vous faire voyager depuis votre canapé. En prime, quelques mots de l’autrice en direct de Slovénie :     La Slovénie est un petit pays du bout du monde. Tellement au bout du monde, caché et déconnecté de la planète, qu’on plaisantait il y a encore quelques semaines que le virus covid-19 ne nous affecterait pas – parce qu’il ne nous trouverait pas sur la carte ! Hélas, la Slovénie n’est pas épargnée, ce qui montre une fois de plus à quel point le monde contemporain est interconnecté et dans quelle mesure le sort des différents pays de l’Europe est lié. En effet, les nouvelles que j’ai écrites – et qui bien sûr datent de l’époque pré-corona – montrent que les pays et surtout leurs habitants à travers toute le continent se ressemblent plus qu’on ne l’imagine. Pourtant, on ne s’en rendait pas vraiment compte. À travers le parcours des différents personnages, …

La voix aux artistes : Zvonimir Haramija Hans de Croatie !

Zvonimir Haramija Hans est le talentueux artiste croate qui nous a fait l’honneur d’illustrer la couverture du roman de Damir Karakaš, Blue Moon. Diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Zagreb, il travaille différentes techniques : dessin, collage, peinture murale ou sur toile, numérique, photomontage et animation. Nous vous proposons d’en découvrir davantage sur son univers en quelques questions… Tout d’abord, on te laisse te présenter ! Je suis un artiste et professeur d’art croate. Je puise mon inspiration dans la culture populaire et alternative (le cinéma, la musique, l’art, le design…) des années 1940 à aujourd’hui. J’apprécie tout particulièrement les univers visuels des années 1950 et 1960. Lorsque je peins, j’utilise de l’acrylique, technique que j’ai utilisée pour illustrer la couverture de ce roman. Connaissais-tu Damir Karakaš ? C’est un auteur très connu en Croatie donc je le connaissais lui ainsi que son œuvre. J’avais déjà lu un roman de sa plume et des interviews. Il aborde des sujets très intéressants qui me touchent directement. Tout particulièrement Blue Moon, puisque j’ai fait partie de la mouvance rockabilly à la fin des années 1980, alors que j’étais encore un enfant dans une petite ville de Croatie. Je me souviens bien de cette atmosphère particulière juste avant l’éclatement de la guerre, que le livre décrit si bien, alors que je …

C’est l’été, lisons engagé !

Le combat féministe se poursuit sous les parasols ⛱ Sans aucun doute, la saga des Windsor et l’arrivée de Meghan Markle dans la Royal Family vont alimenter les tabloïds et égayer vos après-midi farniente… Dans un tout autre genre, Belleville vous propose deux lectures pour (r)éveiller vos aspirations féministes. En voyage, au bureau ou à la plage, lire le monde pour mieux le comprendre… Votre saga féministe de l’été ! Le coup de cœur d’Aslı Erdoğan : « J’envie le lecteur qui va découvrir l’une des virtuoses de la littérature turque. Leylâ Erbil est une plume hors pair, qui ne connaît ni la facilité, ni le superflu, ni la complaisance. » Avant de piquer une tête, plongez dans les aventures de Nermin, jeune communiste féministe dans la Turquie des années 50. Ce grand roman d’une irrésistible modernité aborde pêle-mêle : virginité, conscience de classe, inceste, parentalité, foi, épanouissement sexuel… Autant de thématiques qui font écho aux questionnements de nos sociétés actuelles. Écrit par la première femme turque nommée pour le prix Nobel ! UNE DRÔLE DE FEMME · LEYLÂ ERBIL · Traduit du turc par Ali Terzioğlu et Jocelyne Burkmann Le page-turner que vous n’êtes pas près d’oublier Le conseil de La Cause Littéraire : « Un roman de révolte, un roman qui dénonce, qui interpelle et qui ne peut laisser indifférent. Quand on a tourné justement la dernière page, …

Les femmes turques lèvent le poing !

Depuis 2015, Belleville éditions donnent la parole à des hommes et des femmes du Moyen-Orient, d’Amérique latine, d’Europe du Sud-Est et des Balkans… Notre but, faire lire ceux qu’on entend moins, les voix du peuple et des minorités, pour ouvrir une fenêtre sur le monde et ses cultures. Le 13 avril 2018, chez Belleville, les femmes lèvent le poing ! Découvrons celles qui se battent chaque jour pour l’égalité des genres… Nous vous proposons de mettre en regard deux générations de féminisme en Turquie : • Des 50’s, avec Une drôle de femme de Leylâ Erbil, unique romancière à avoir été nommée pour le prix Nobel en Turquie, féministe et socialiste dont la traduction est aujourd’hui recommandée par l’UNESCO et défendue par Aslı Erdoğan. • À aujourd’hui, avec Ne tournez pas la page de Seray Şahiner, voix montante et très engagée, dont le premier texte publié en 2015 en autodiffusion (La coiffure de la mariée) avait séduit près de 1 000 lecteurs.

id mattis quis, venenatis, vulputate, et,