Certains romans n’ont pas de prix

C’est pas le Médicis mais ça bouge à Belleville ! Il existe un moment magique dans la vie d’un petit éditeur indépendant… Quand on ressent les premiers frémissements autour d’un texte dans lequel on a mis toute son âme pour le proposer de la plus belle des manières. C’est ce qui nous arrive aujourd’hui. Pour souffler notre deuxième bougie, nous avions choisi une petite merveille venue d’Égypte, un roman tendre, sensuel et authentique d’Hamdi Al-Gazzar, Aux femmes, élu meilleur roman de l’année dans son pays en 2014. Certains nous soutiennent depuis le début, et nous avons tout fait pour être à la hauteur de vos attentes, notamment en proposant un nouvel écrin à nos livres pour franchir ce cap. Nous avons osé vous proposer un roman à rebours du paysage littéraire de langue arabe actuel. Hamdi Al-Gazzar ne parle pas de guerre ou de révolution. Il parle des femmes, des petites gens de son quartier populaire du Caire, de la difficulté de s’épanouir dans une société où les traditions ont la peau dure. Un texte qui est aujourd’hui un coup de cœur pour la rédaction du Monde et pour Gérard Collard qui le décrit comme « une petite merveille pleine de sensualité et de rudesse ». Depuis notre petit appartement au cœur de Belleville, nous vous invitons à découvrir …

La petite histoire de Sainte Caboche

En 2006, Socorro Acioli participe à un atelier d’écriture dirigé par Gabriel García Márquez à Cuba. C’est sur cette île hantée par la figure d’un autre prix Nobel, qu’elle compose les premières lignes de Sainte Caboche. Encouragée par le maître qui lui enseigne que « l’auteur doit être emporté le premier », elle décide de faire de sa petite histoire un grand roman. En 2014, lors de son road trip en Amérique latine, Belleville pose ses valises à São Paulo, après une folle semaine de carnaval à Rio. L’occasion de découvrir une des plus grandes mégalopoles du monde et de rencontrer les éditeurs de la région. Elle y rencontre Companhia das Letras, éditeur indépendant prestigieux. Parmi la multitude de merveilles à lire, Belleville a le coup de foudre pour le roman de Socorro Acioli et sa curieuse histoire de statue de saint décapitée. Quelques mois plus tard, Sainte Caboche est publié en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis où il rencontre un beau succès critique. Quelques éditeurs français tenteront d’approcher l’éditeur… trop tard, ce sera le premier roman publié par Belleville ! En 2017, avec ce texte qui embrasse les codes du conte, Socorro Acioli nous emmène dans les forêts luxuriantes du Nordeste brésilien, où la religion, ses icônes et ses grigris prennent des airs de superstitions bigotes. Calfeutré dans la caboche d’une statue …

Comment financer 
Belleville éditions ?

On vous a dit que nous cherchions des investisseurs. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Et qui sait, peut-être que vous pouvez nous aider… Pourquoi a-t-on besoin de fonds ? Dans la vie d’une entreprise, les besoins en financement évoluent. Vous vous souvenez peut-être de notre campagne de crowdfunding à l’automne 2013 ? Complété par notre investissement personnel, ce capital est venu financer les premières dépenses liées à la création de la maison : développer la structure (voir l’article), acheter les droits des premiers titres et lancer leur traduction, mais aussi et surtout publier notre premier livre. Dans un langage d’entrepreneurs, ce budget nous a permis de finaliser notre produit. Aujourd’hui, Belleville a de nouveaux besoins. En effet, pour défendre au mieux nos auteurs, nous souhaitons travailler avec un diffuseur-distributeur (pour rappel, voir l’article sur la chaîne du livre). Ce qui implique de maintenir un rythme de publication, de fabriquer en plus grandes quantités et d’assurer un accompagnement de chacun des livres en termes de visibilité (tournée en librairies, marketing, etc.). Cela nous permettra d’être présent dans un plus grand nombre de librairies partout en France et dans les pays francophones. Pour assurer ce niveau d’exigence, nous devons investir plus en amont. Une levée de fonds dans l’édition… Quand on parle levée de fonds on pense souvent millions et start-up. …

Belleville relooking !

Belleville est aujourd’hui à la croisée des chemins (voir l’état des lieux)… Et pour affronter ce qui nous attend dans les prochains mois, nous avons décidé de faire évoluer notre identité. On vous explique pourquoi et comment. Pourquoi ? Depuis les tous premiers articles de ce blog, Belleville a bien changé. Nous avons trouvé les huit premiers auteurs et leurs traducteurs, publié un livre, fait des tournées en France et en Belgique, développé notre concept de littérature connectée, etc. Bref, beaucoup de concret ! Et alors que nous nous affirmions, en même temps que le projet, nous n’avions pas fait évoluer notre communication. Notre nouveau site est un peu la preuve en image de notre volonté de changement… Nous avons voulu cette nouvelle version (la troisième déjà !) moins geek et plus print. En effet, à l’image de la presse qui a révolutionné son format, Belleville éditions fabrique des livres 2.0 qui ouvrent une fenêtre sur le monde grâce aux possibilités technologiques. Nous faisons donc ce choix : moins cute, plus percutant. Dans les faits Moins kawaii Exit la couleur corail, bonjour le orange flashy ! Au revoir Sofia. Bonjour Roboto et Bowlby One. On remercie au passage les créateurs de Roboto (Christian Robertson) et de Bowlby One (Vernon Adams). Mais aussi de Sofia (Paula Nazal et Daniel Hernández). Malgré ces changements on vous promet que Kedi …

Belleville éditions : 
état des lieux

Chez Belleville, on travaille d’arrache-pied aux prochaines destinations… Bientôt, on vous emmènera à Chișinău en Moldavie, dans le Nordeste au Brésil, à Istanbul – plus que jamais – , dans le quartier d’Ibn Touloun au Caire ou encore à La Paz en Bolivie. En attendant, on est bien conscientes que certains d’entre vous commencent à s’impatienter. Mais qu’est-ce qu’elles font sérieusement ? Eh bien, l’édition française rencontre généralement deux grandes problématiques : le financier et la diffusion-distribution. Le financier… Le modèle économique du livre est éprouvé et fiable mais il impose à l’éditeur d’engager la majorité des dépenses avant d’obtenir un retour sur investissement : achats des droits, paiement des traducteurs, élaboration d’une identité graphique, dépenses de composition et de fabrication mais aussi de communication, etc. Une maison d’édition qui se lance doit donc être capable d’un premier investissement important pour financer ces frais qu’on appelle « besoin en fonds de roulement »… À l’automne 2013, nous avions donc fait appel à vous lors d’une campagne de crowdfunding. (Belleville c’est aussi une aventure collective.) Ce premier apport essentiel nous a permis de financer en partie le premier livre ; c’était aussi l’occasion d’obtenir votre soutien moral alors que nous nous engagions sur la voie entrepreneuriale. Depuis nous avons beaucoup investi personnellement mais c’est encore insuffisant… Dans le concret aujourd’hui ? Belleville travaille à une levée de fonds auprès d’investisseurs privés, et nous avons …

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