Si on partait ensemble à Beyrouth, on vous emmènerait là…

Belleville aime… À Beyrouth, hormis les grands classiques comme la corniche, Belleville aime avant tout se perdre dans les quartiers. Allons donc faire une promenade ondulante dans les ruelles d’Achrafie (quartier chrétien), jusqu’aux escalier qui nous descendent à Gemmayzeh ou Mar Mikhael, les quartiers en vogue. En décor, des vieux immeubles colorés parés de stores et rideaux qui protègent de la chaleur – étouffante en été, et les gens, toujours gentils, qui viennent vous parler pour savoir ce que vous faites là. Finissons la balade dans un de nos quartiers coup de coeur, celui de Bourj Hammoud, quartier arménien. Dans ses nombreuses boutiques, vous y trouverez tout ce que vous souhaitez, des dernières fringues à la mode aux épices colorées. Et on vous garantit un accueil inoubliable ! Parmi les nombreux lieux culturels de la ville, on vous emmène d’abord découvrir l’art moderne oriental dans deux centres : le Beirut exhibition center, magnifique lieu en bord de mer, et plus alternatif, le Beirut Art center. À la sortie de ce dernier, c’est l’occasion de se balader dans les alentours et de découvrir un des fiefs du street art beyrouthin. Ensuite, nous allons visiter l’élégante Librairie El Bourj, pour trouver des livres en français, arabe ou anglais. Puis on file au centre Dawawine, espace culturel qui fait bibliothèque, libraire, salle de cinéma, espace …

La voix à Michel Choueiri, libraire à Beyrouth

Lors de son séjour au pays du Levant, Belleville s’arrête à Beyrouth et rencontre Michel Choueiri, libraire et Directeur Général de la librairie El Bourj. Cette magnifique librairie se trouve en plein centre-ville, juste à côté de la place des Martyrs. On y trouve des livres en français, arabes et anglais. Ouverte depuis décembre 2003, c’est également la seule librairie trilingue indépendante au Liban. Pourquoi cet emplacement ? Nous sommes installés dans l’immeuble du quotidien libanais arabophone An Nahar. La librairie a été initialement créée par Chadia Tueni (PDG de la librairie) et feu son époux Ghassan Tueni PDG du journal à ce moment-là. Ils m’ont demandé de s’associer à eux, puis une autre personne de la famille, Rhéa Tueni, s’est jointe à nous. Nous sommes donc quatre, mais je suis le seul à travailler à plein temps dans la librairie. Nous sommes en plein centre-ville de Beyrouth, un quartier incontournable pour les touristes et pour les Libanais. Malheureusement, depuis 2005, les choses sont plus difficiles et le quartier moins fréquenté. Pourquoi proposer des livres français, arabe et anglais ? Tous les Libanais pratiquent au moins deux des trois langues. Nous ne traitons donc pas nos romans en français ou en anglais comme une langue étrangère, comme nous le ferions avec de l’italien ou de l’allemand. Ces trois langues sont les …

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