La voix aux artistes : Zvonimir Haramija Hans de Croatie !

Zvonimir Haramija Hans est le talentueux artiste croate qui nous a fait l’honneur d’illustrer la couverture du roman de Damir Karakaš, Blue Moon. Diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Zagreb, il travaille différentes techniques : dessin, collage, peinture murale ou sur toile, numérique, photomontage et animation. Nous vous proposons d’en découvrir davantage sur son univers en quelques questions… Tout d’abord, on te laisse te présenter ! Je suis un artiste et professeur d’art croate. Je puise mon inspiration dans la culture populaire et alternative (le cinéma, la musique, l’art, le design…) des années 1940 à aujourd’hui. J’apprécie tout particulièrement les univers visuels des années 1950 et 1960. Lorsque je peins, j’utilise de l’acrylique, technique que j’ai utilisée pour illustrer la couverture de ce roman. Connaissais-tu Damir Karakaš ? C’est un auteur très connu en Croatie donc je le connaissais lui ainsi que son œuvre. J’avais déjà lu un roman de sa plume et des interviews. Il aborde des sujets très intéressants qui me touchent directement. Tout particulièrement Blue Moon, puisque j’ai fait partie de la mouvance rockabilly à la fin des années 1980, alors que j’étais encore un enfant dans une petite ville de Croatie. Je me souviens bien de cette atmosphère particulière juste avant l’éclatement de la guerre, que le livre décrit si bien, alors que je …

Jean-Chat Tekgyozyan : « Entre Erevan et moi, c’est un amour unilatéral ! »

Bonjour Jean-Chat, voilà quelques jours que les lecteurs français ont pu commencer à découvrir La ville en fuite. Peux-tu te présenter et nous en dire un peu plus ? Voilà 12 ans que j’ai écrit La ville en fuite. À cette époque, l’Arménie était dominée par un régime autoritaire. On n’avait aucun espoir de démocratie. Du coup, j’ai attendu presque 6 ans pour pouvoir être publié. En 2012, quand le livre est sorti, j’ai été surpris de découvrir que tout ce que j’avais écrit s’était bel et bien réalisé. Je ne veux pas dire qu’il s’agit d’une prophétie. Peut-être d’une chimère ? En tout cas, ça ne manque pas d’ironie. Entre deux grandes époques, il y a toujours une période intermédiaire : quand une société se libère d’un système autoritaire, avant de réussir à être vraiment libre. Ton roman se passe dans la capitale arménienne, et le texte lui offre une place toute particulière. Que représente Erevan pour toi ? J’ai hâte de découvrir l’accueil des lecteurs francophones. À l’exception de certaines images « exotiques », La ville en fuite représente les contours d’une ville qui ne cesse de s’échapper. Une particularité doublée d’une élasticité temporelle. Que représente Erevan pour moi ? Je ne crois pas être une personne pathétique… Pourtant, c’est vrai : entre elle et moi, c’est un amour unilatéral ! J’ai vécu presque 41 …

C’est l’été, lisons engagé !

Le combat féministe se poursuit sous les parasols ⛱ Sans aucun doute, la saga des Windsor et l’arrivée de Meghan Markle dans la Royal Family vont alimenter les tabloïds et égayer vos après-midi farniente… Dans un tout autre genre, Belleville vous propose deux lectures pour (r)éveiller vos aspirations féministes. En voyage, au bureau ou à la plage, lire le monde pour mieux le comprendre… Votre saga féministe de l’été ! Le coup de cœur d’Aslı Erdoğan : « J’envie le lecteur qui va découvrir l’une des virtuoses de la littérature turque. Leylâ Erbil est une plume hors pair, qui ne connaît ni la facilité, ni le superflu, ni la complaisance. » Avant de piquer une tête, plongez dans les aventures de Nermin, jeune communiste féministe dans la Turquie des années 50. Ce grand roman d’une irrésistible modernité aborde pêle-mêle : virginité, conscience de classe, inceste, parentalité, foi, épanouissement sexuel… Autant de thématiques qui font écho aux questionnements de nos sociétés actuelles. Écrit par la première femme turque nommée pour le prix Nobel ! UNE DRÔLE DE FEMME · LEYLÂ ERBIL · Traduit du turc par Ali Terzioğlu et Jocelyne Burkmann Le page-turner que vous n’êtes pas près d’oublier Le conseil de La Cause Littéraire : « Un roman de révolte, un roman qui dénonce, qui interpelle et qui ne peut laisser indifférent. Quand on a tourné justement la dernière page, …

Leylâ Erbil dans « Le Masque et la Plume »

En cette belle matinée du lundi 16 avril, plusieurs interrogations : — Va-t-il faire beau cette semaine ? — Qui de l’œuf ou de la poule ? — Pourquoi toutes ces nouvelles commandes ? Nous cherchons encore les deux premières réponses… Mais la dernière est magnifique : Une drôle de femme est le coup de cœur de Patricia Martin dans l’émission culte « Le Masque et la Plume » sur France Inter​ ! À (re)découvrir ici à la 51m46s !

Seray Şahiner : « Chaque mot prononcé en faveur du droit des femmes, chaque phrase écrite est une brique retirée au mur de la prison qui les enferme. »

Bonjour Seray, et merci beaucoup de répondre à nos questions ! Dans quelques jours, les lecteurs français découvriront Ne tournez pas la page. Pouvez-vous nous présenter l’histoire en quelques mots ? Ne tournez pas la page est une histoire de violence et de harcèlement comme il en existe trop. À l’origine, ce qui me contrariait le plus, c’était d’être habitué à regarder ces événements de l’extérieur, à les banaliser, voire même les ignorer. L’héroïne du livre, Leyla, est une femme d’origine modeste. Mariée de force par sa famille, elle devient prisonnière de son époux. C’est ainsi que les violences commencent… Coincée entre les quatre murs de son appartement, elle a pour unique compagnon la télévision. Elle se décrit elle-même comme docteur ès TV… Mais les conseils prodigués par le petit écran ne lui sont d’aucune utilité. Pire, dans un quotidien baigné par la violence, des phrases-types comme « Jamais devant les enfants ! » ont pour seul effet de lui briser un peu plus le cœur. Ce qui la sauve, c’est son humour. C’est en ignorant son malheur qu’elle se crée un espace pour respirer. Dans ce livre, j’utilise l’humour comme une forme d’aliénation. Car pour résoudre ces problèmes, nous devons tous prendre la responsabilité de ce dont nous sommes témoins. Pour moi, le trait de caractère le plus précieux de mon personnage …

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