La voix à Socorro Acioli,
auteure de Sainte Caboche

Socorro Acioli est l’auteur du premier roman publié chez Belleville, Sainte Caboche. Après Seray Şahiner et ses portraits de femmes de la Turquie d’aujourd’hui, direction le Nordeste brésilien, terre de superstitions et de magie ! Parle-nous un peu de ton quotidien : ton travail, ta famille, tes loisirs. Je suis écrivain à temps complet depuis 2006 : j’écris pour les adultes, les adolescents et les enfants, ainsi que des articles et des nouvelles. Je voyage beaucoup pour donner des conférences et faire des lectures, entre autres. Ces derniers temps, j’écris à la maison pour pouvoir m’occuper de mon bébé, Camila, et de ma grande fille Beatriz. En gros, j’écris quand Camila dort. J’ai un article à rendre au journal O Povo chaque semaine, je viens de terminer un livre sur l’écriture créative ainsi que deux nouvelles et j’essaie d’achever un roman Young Adult mélangeant horreur, romance et fantastique. Je donne également un cours d’écriture créative à ceux qui s’intéressent au métier d’auteur. J’ignore comment j’arrive à tout faire ! Et pourtant c’est le cas. Je n’ai plus de temps à consacrer aux loisirs… mais avant je nageais beaucoup et je regardais des séries :) Comment es-tu arrivée à l’écriture ? Quand j’avais huit ans, le directeur de mon école m’a fait venir dans son bureau. Il m’a dit que j’avais un don …

Les délicieuses recettes d’Heloisa Bacellar

Si vous consultez les notes connectées du roman Sainte Caboche, de Socorro Acioli, vous constaterez qu’il existe un joli texte, plein d’émotions, d’anecdotes et de conseils pratiques, sur la cuisine brésilienne. Ce texte nous a été chaleureusement offert par Heloisa Bacellar, grande chef brésilienne au parcours impressionnant, et qui gère aujourd’hui son propre restaurant à São Paolo : Lá da Venda. On vous recommande chaudement d’y faire un tour si vous êtes de passage ! Heloisa Bacellar Hélô, c’est un petit bout de femme qui aime lire, créer, réfléchir, écrire (beaucoup) et tester des recettes, bref qui ne s’arrête jamais. Elle adore par-dessus tout les bons petits plats confectionnés avec amour. Hélô est titulaire du Grand Diplôme en Cuisine et Pâtisserie, décerné par le Cordon Bleu à Paris. En 1995, avec une amie, elle fonde à São Paulo (Brésil) l’Atelier Gourmand, où elle donnera pendant des années d’alléchants cours de cuisine. Elle publie ensuite plusieurs ouvrages édités par la maison DBA, dont les splendides photographies sont signées Romulo Fialdini : Cuisiner pour les Copains, tomes 1 & 2 en 2008 (Cozinhando para Amigos) ; Morue – son histoire et ses recettes en 2009 (Bacalhau – receitas e história – das águas geladas às caçarolas) ; Du chocolat tous les jours, en 2010 (Chocolate todo dia). En langue française, vous pourrez …

La voix à Fernando Chamarelli,
illustrateur de la couverture de Sainte Caboche

Chez Belleville, chaque livre est illustré par un artiste du pays de l’auteur. Pour le premier roman de la maison, Sainte Caboche, nous avons eu la chance de travailler avec Fernando Chamarelli, un street artist aux magnifiques œuvres colorées, remplies de créatures exotiques étranges. Nous lui avons posé quelques questions et plongé dans son univers… Raconte-nous un peu ton quotidien… Quelle place y tient l’art ? Je pense à l’art en permanence. Je peins un peu tous les matins, après-midis et soirs. En parallèle, je regarde des documentaires et des films pour me donner de l’inspiration. Et j’ai toujours mon carnet à dessin sur moi au cas où. Je vis exclusivement de mon art depuis 2009, mais je pratique plein d’autres activités. J’aime la nature et le sport – le football, comme tout bon Brésilien ! Sinon, vous pouvez me trouver dans les bars sympas de São Paulo :) Je suis tombé dans l’univers des Marvel à 14 ans, et plus rien n’a été comme avant. Impossible d’arrêter de dessiner. Dans quelques jours, je m’installe dans le Nordeste, à Maceio. Pas très loin de là où se passe Saint Caboche ! (Après vérification, il a quand même près de 600 km… NdÉ.) J’ai la chance de pouvoir vivre où je veux, donc je déménage fréquemment. Généralement, j’embarque ma peinture, quelques habits et mon ordinateur. Ça me …

La petite histoire de Sainte Caboche

En 2006, Socorro Acioli participe à un atelier d’écriture dirigé par Gabriel García Márquez à Cuba. C’est sur cette île hantée par la figure d’un autre prix Nobel, qu’elle compose les premières lignes de Sainte Caboche. Encouragée par le maître qui lui enseigne que « l’auteur doit être emporté le premier », elle décide de faire de sa petite histoire un grand roman. En 2014, lors de son road trip en Amérique latine, Belleville pose ses valises à São Paulo, après une folle semaine de carnaval à Rio. L’occasion de découvrir une des plus grandes mégalopoles du monde et de rencontrer les éditeurs de la région. Elle y rencontre Companhia das Letras, éditeur indépendant prestigieux. Parmi la multitude de merveilles à lire, Belleville a le coup de foudre pour le roman de Socorro Acioli et sa curieuse histoire de statue de saint décapitée. Quelques mois plus tard, Sainte Caboche est publié en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis où il rencontre un beau succès critique. Quelques éditeurs français tenteront d’approcher l’éditeur… trop tard, ce sera le premier roman publié par Belleville ! En 2017, avec ce texte qui embrasse les codes du conte, Socorro Acioli nous emmène dans les forêts luxuriantes du Nordeste brésilien, où la religion, ses icônes et ses grigris prennent des airs de superstitions bigotes. Calfeutré dans la caboche d’une statue …

La voix à Régis de Sá Moreira,
traducteur de Socorro Acioli

Le 14 mars prochain sortira le premier roman de Belleville éditions, Sainte Caboche de Socorro Acioli. Embarquez avec nous dès aujourd’hui pour le Brésil, en faisant la connaissance de son merveilleux traducteur, Régis de Sá Moreira. Régis est romancier et traducteur. Né en 1973 d’un père brésilien et d’une mère française, il a vécu plusieurs années au Brésil et aux États-Unis. Sainte Caboche est le premier roman qu’il traduit de sa langue paternelle (découvrez ici les premières pages). Tu es auteur mais aussi traducteur. Un métier public et un autre plus dans l’ombre… Comment s’organise ton quotidien ? Les deux sont dans l’ombre en fait. En ce qui me concerne, la partie publique du métier d’écrivain n’est qu’une petite cerise sur un gros gâteau. Mon quotidien s’organise au jour le jour, c’est-à-dire que l’organisation n’est pas mon point fort. Parfois j’écris le matin et traduis l’après-midi, ou l’inverse… et parfois uniquement l’un ou l’autre, ou encore ni l’un ni l’autre. Ceci dit, il y a un moment où un livre demande une entière présence, c’est en général moins long pour une traduction que pour une « création », mais c’est un moment essentiel qu’il faut savoir reconnaître et accueillir. J’ai commencé par l’écriture de mes livres, la traduction est arrivée il y a seulement trois ou quatre ans, je suis encore novice ! …

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