La voix à Régis de Sá Moreira,
traducteur de Socorro Acioli

Le 14 mars prochain sortira le premier roman de Belleville éditions, Sainte Caboche de Socorro Acioli. Embarquez avec nous dès aujourd’hui pour le Brésil, en faisant la connaissance de son merveilleux traducteur, Régis de Sá Moreira. Régis est romancier et traducteur. Né en 1973 d’un père brésilien et d’une mère française, il a vécu plusieurs années au Brésil et aux États-Unis. Sainte Caboche est le premier roman qu’il traduit de sa langue paternelle (découvrez ici les premières pages). Tu es auteur mais aussi traducteur. Un métier public et un autre plus dans l’ombre… Comment s’organise ton quotidien ? Les deux sont dans l’ombre en fait. En ce qui me concerne, la partie publique du métier d’écrivain n’est qu’une petite cerise sur un gros gâteau. Mon quotidien s’organise au jour le jour, c’est-à-dire que l’organisation n’est pas mon point fort. Parfois j’écris le matin et traduis l’après-midi, ou l’inverse… et parfois uniquement l’un ou l’autre, ou encore ni l’un ni l’autre. Ceci dit, il y a un moment où un livre demande une entière présence, c’est en général moins long pour une traduction que pour une « création », mais c’est un moment essentiel qu’il faut savoir reconnaître et accueillir. J’ai commencé par l’écriture de mes livres, la traduction est arrivée il y a seulement trois ou quatre ans, je suis encore novice ! …

La voix à Balão, éditeur indépendant brésilien

Belleville arrive au Brésil en février 2014 pour y rencontrer les auteurs et éditeurs brésiliens. Elle fait la connaissance de Balão, un éditeur indépendant qui publie majoritairement de la BD et des romans graphiques, mais aussi du théâtre et de la fiction. C’est l’occasion d’échanger sur leur magnifique catalogue, et sur la difficulté d’être un éditeur indépendant dans un pays où dominent les grands groupes d’édition. Dans un café de São Paulo, nous rencontrons Natalia et Guilherme. Ils sont en pleine préparation de la Feira Plana, salon réunissant les éditeurs indépendants et les artistes du livre et de la BD. Balão est né en 2010, et publie en moyenne quatre titres par an. Qu’est-ce que cela implique d’être un éditeur indépendant au Brésil, où l’édition est dominée par de grands groupes éditoriaux ? Être un éditeur indépendant au Brésil, ainsi qu’un entrepreneur, est un challenge. Nous avons beaucoup d’obstacles inhérents au marché à surmonter, et cela nous prend souvent beaucoup de temps sur notre planning de production. Mais au final, nous pensons que cela vaut la peine, car nous contribuons à une diversité dans les publications, nous donnons des opportunités à de nouveaux auteurs qui sans cela, ne pourraient pas être publiés ou traduits. Quel est votre plus grand succès ? Notre première publication est notre best-seller. Son titre est Os Passarinhos (Les oiseaux), et …

commodo risus ipsum dolor libero. tempus