La voix à Socorro Acioli,
auteure de Sainte Caboche

Socorro Acioli est l’auteur du premier roman publié chez Belleville, Sainte Caboche. Après Seray Şahiner et ses portraits de femmes de la Turquie d’aujourd’hui, direction le Nordeste brésilien, terre de superstitions et de magie ! Parle-nous un peu de ton quotidien : ton travail, ta famille, tes loisirs. Je suis écrivain à temps complet depuis 2006 : j’écris pour les adultes, les adolescents et les enfants, ainsi que des articles et des nouvelles. Je voyage beaucoup pour donner des conférences et faire des lectures, entre autres. Ces derniers temps, j’écris à la maison pour pouvoir m’occuper de mon bébé, Camila, et de ma grande fille Beatriz. En gros, j’écris quand Camila dort. J’ai un article à rendre au journal O Povo chaque semaine, je viens de terminer un livre sur l’écriture créative ainsi que deux nouvelles et j’essaie d’achever un roman Young Adult mélangeant horreur, romance et fantastique. Je donne également un cours d’écriture créative à ceux qui s’intéressent au métier d’auteur. J’ignore comment j’arrive à tout faire ! Et pourtant c’est le cas. Je n’ai plus de temps à consacrer aux loisirs… mais avant je nageais beaucoup et je regardais des séries :) Comment es-tu arrivée à l’écriture ? Quand j’avais huit ans, le directeur de mon école m’a fait venir dans son bureau. Il m’a dit que j’avais un don …

La voix à Olesea Caus,
illustratrice du Royaume de Sasha Kozak

Pour Le Royaume de Sasha Kozak, nous avons eu la chance de travailler avec la jeune – et déjà grande – artiste aquarelliste moldave Olesea Caus. En quelques échanges de mails, et après qu’elle ait lu le livre rapidement pour s’en imprégner, nous recevions des propositions immédiatement justes. Elle a tout de suite su capturer la poésie de ce texte, mêlant l’arbre bavard de la cour du bloc de Sasha Kozak aux buildings imposants qui font le paysage de Chișinău. Un décor bien moins terne que ce que l’on peut imaginer. Nous sommes enchantées de vous la présenter. Parle-nous de ton quotidien et de la place de l’art dans ta vie Je peins depuis toujours. Ça a commencé comme un simple loisir d’enfant, mais quand mes parents m’ont vu dessiner sur les murs de la maison, ils m’ont envoyée au lycée d’arts plastiques Igor Vieru, à Chișinău. J’ai ensuite intégré l’Académie des Beaux-Arts. Aujourd’hui, je vis à Barcelone, où je partage mon temps entre mon activité artistique et un travail dans l’industrie de la mode. Où trouves-tu ton inspiration ? Mon inspiration s’apparente à un ouragan, tantôt dans l’œil du cyclone tantôt en pleine explosion ! Je la puise de la nature, de la Moldavie, des gens que je croise, des voyages, des livres, de la cuisine et des émotions diverses – parfois l’amour et le bonheur, …

Belleville au salon Livre Paris

Âme voyageuse, Belleville a choisi de ne pas avoir de stand mais de se promener chez ses amis du Brésil (stand G76) et de la Roumanie (stand J86)… Vous y trouverez nos livres pendant toute la durée du salon ! Nous aurons l’immense plaisir de vous présenter nos deux auteurs : Socorro Acioli, Sainte Caboche, et Iulian Ciocan, Le Royaume de Sasha Kozak… en avant-première (sortie en librairie le 14 avril) ! Voici le programme des festivités. On vous attend nombreux ! SAMEDI 25 MARS 15H-16H : Rencontre entre Socorro Acioli et son traducteur Régis de Sá Moreira, également auteur Au diable vauvert, animée par Leonardo Tonus – suivie d’une dédicace de Sainte Caboche. DIMANCHE 26 MARS 10H30-11H15 : Rencontre entre Iulian Ciocan, sa traductrice Florica Ciodaru-Courriol et ses éditrices, animée par Aïda Vâlceanu – suivie d’une dédicace du Royaume de Sasha Kozak. LUNDI 27 MARS 14H-15H : Rencontre d’éditeurs français et roumains animée par Cosmin Perța, avec Călin Vlasie (Editura Paralela 45), Laura Albulescu (Editura Art), Jérôme Carassou (Éditions Non Lieu), Marie Trébaol et Dorothy Aubert (Belleville). Retrouvez l’événement Facebook ici et le site officiel du salon là. À bientôt !

La voix à Régis de Sá Moreira,
traducteur de Socorro Acioli

Le 14 mars prochain sortira le premier roman de Belleville éditions, Sainte Caboche de Socorro Acioli. Embarquez avec nous dès aujourd’hui pour le Brésil, en faisant la connaissance de son merveilleux traducteur, Régis de Sá Moreira. Régis est romancier et traducteur. Né en 1973 d’un père brésilien et d’une mère française, il a vécu plusieurs années au Brésil et aux États-Unis. Sainte Caboche est le premier roman qu’il traduit de sa langue paternelle (découvrez ici les premières pages). Tu es auteur mais aussi traducteur. Un métier public et un autre plus dans l’ombre… Comment s’organise ton quotidien ? Les deux sont dans l’ombre en fait. En ce qui me concerne, la partie publique du métier d’écrivain n’est qu’une petite cerise sur un gros gâteau. Mon quotidien s’organise au jour le jour, c’est-à-dire que l’organisation n’est pas mon point fort. Parfois j’écris le matin et traduis l’après-midi, ou l’inverse… et parfois uniquement l’un ou l’autre, ou encore ni l’un ni l’autre. Ceci dit, il y a un moment où un livre demande une entière présence, c’est en général moins long pour une traduction que pour une « création », mais c’est un moment essentiel qu’il faut savoir reconnaître et accueillir. J’ai commencé par l’écriture de mes livres, la traduction est arrivée il y a seulement trois ou quatre ans, je suis encore novice ! …

Comment financer 
Belleville éditions ?

On vous a dit que nous cherchions des investisseurs. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Et qui sait, peut-être que vous pouvez nous aider… Pourquoi a-t-on besoin de fonds ? Dans la vie d’une entreprise, les besoins en financement évoluent. Vous vous souvenez peut-être de notre campagne de crowdfunding à l’automne 2013 ? Complété par notre investissement personnel, ce capital est venu financer les premières dépenses liées à la création de la maison : développer la structure (voir l’article), acheter les droits des premiers titres et lancer leur traduction, mais aussi et surtout publier notre premier livre. Dans un langage d’entrepreneurs, ce budget nous a permis de finaliser notre produit. Aujourd’hui, Belleville a de nouveaux besoins. En effet, pour défendre au mieux nos auteurs, nous souhaitons travailler avec un diffuseur-distributeur (pour rappel, voir l’article sur la chaîne du livre). Ce qui implique de maintenir un rythme de publication, de fabriquer en plus grandes quantités et d’assurer un accompagnement de chacun des livres en termes de visibilité (tournée en librairies, marketing, etc.). Cela nous permettra d’être présent dans un plus grand nombre de librairies partout en France et dans les pays francophones. Pour assurer ce niveau d’exigence, nous devons investir plus en amont. Une levée de fonds dans l’édition… Quand on parle levée de fonds on pense souvent millions et start-up. …

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