La voix à Nermin Mollaoglu, l’agente de Seray Sahiner

Nermin Mollaoglu, agente littéraire en Turquie, a répondu à nos questions. Dans cette interview, elle nous parle littérature, nouvelle génération… Peux-tu nous expliquer ton travail en quelques mots et les raisons qui t’ont poussée à le choisir ? Je suis agente littéraire. Je présente mon catalogue d’auteurs à des éditeurs de pays étrangers, et leur vends les droits pour qu’ils traduisent le livre dans leur langue. Je représente un bon nombre d’éditeurs turcs, et j’essaie de trouver les meilleurs éditeurs pour leurs livres. Je n’ai pas une bonne raison qui m’aurait poussée à choisir ce travail, la vérité est plutôt que ce travail m’a choisie. J’ai été sage-femme, puis professeure, et j’ai obtenu un diplôme en marketing et un autre en droit et économie. Ces études me permettent de faire mon travail au mieux. Où est ton agence ? Pourquoi t’être installée dans ce quartier ? Nos bureaux sont situés à Beyoğlu, place Tünel. Les étrangers se souviennent des émeutes qui ont commencé sur la place Taksim et l’avenue Istiklal. C’est la rue de la fête, du shopping et de la culture. On y trouve de nombreux centres culturels et de consulats. Notre rue est connue pour sa salle de concert, le Babylon Music Hall. Nous sommes 13, installés au dernier étage de notre immeuble que nous adorons. Nous partageons de bons …

Rendez-vous avec Can yayınları

Belleville a décidé – si cela vous dit bien sûr – de vous faire rentrer dans l’intimité de la maison d’édition. Pour cela, nous prévoyons de vous raconter au moins un rendez-vous avec un éditeur ou un agent par pays visité. En toute logique, nous voici à Istanbul, notre première destination, chez Can yayınları (littéralement « âme publication »). Où comble du charmant, nous allons rencontrer Canan – dérivé de Can qu’on pourrait traduire par « ma chérie » ou « mon trésor » – que vous pouvez voir sur les photos. Déroulé standard d’un rendez-vous : si l’agent ou l’éditeur ne vous connaît pas, vous vous présentez. Chez Belleville, on a même fait un document tout beau tout propre qui explique (tout) ce qu’on fait ! On amène bien sûr Kedi, qu’on présente aux interlocuteurs (et parfois, on se sent un peu seules…). Puis, l’éditeur/l’agent sort son catalogue, et oriente sa sélection en fonction de ce qu’on cherche (pratique !). Il entre ensuite dans les détails, et là c’est super pour nous, parce qu’on a plus qu’à ouvrir grand les oreilles et se laisser raconter des histoires. Elle est pas belle la vie ? Ensuite, on s’accorde un quart d’heure (souvent plus) pour parler de choses et d’autres, de ce qu’on a aimé lire dernièrement, voire même de nos derniers lolcats préférés. Puis on rentre chez soi/au bureau, des rêves littéraires pleins la …

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