La voix à Olesea Caus,
illustratrice du Royaume de Sasha Kozak

Pour Le Royaume de Sasha Kozak, nous avons eu la chance de travailler avec la jeune – et déjà grande – artiste aquarelliste moldave Olesea Caus. En quelques échanges de mails, et après qu’elle ait lu le livre rapidement pour s’en imprégner, nous recevions des propositions immédiatement justes. Elle a tout de suite su capturer la poésie de ce texte, mêlant l’arbre bavard de la cour du bloc de Sasha Kozak aux buildings imposants qui font le paysage de Chișinău. Un décor bien moins terne que ce que l’on peut imaginer. Nous sommes enchantées de vous la présenter. Parle-nous de ton quotidien et de la place de l’art dans ta vie Je peins depuis toujours. Ça a commencé comme un simple loisir d’enfant, mais quand mes parents m’ont vu dessiner sur les murs de la maison, ils m’ont envoyée au lycée d’arts plastiques Igor Vieru, à Chișinău. J’ai ensuite intégré l’Académie des Beaux-Arts. Aujourd’hui, je vis à Barcelone, où je partage mon temps entre mon activité artistique et un travail dans l’industrie de la mode. Où trouves-tu ton inspiration ? Mon inspiration s’apparente à un ouragan, tantôt dans l’œil du cyclone tantôt en pleine explosion ! Je la puise de la nature, de la Moldavie, des gens que je croise, des voyages, des livres, de la cuisine et des émotions diverses – parfois l’amour et le bonheur, …

La voix à Florica Courriol, traductrice de Iulian Ciocan

Bientôt, nous vous présenterons un roman venu de Moldavie, par l’auteur Iulian Ciocan dont nous vous avons déjà parlé. En attendant, pour vous mettre l’eau à la bouche, nous souhaitions vous présenter sa merveilleuse traductrice Florica Courriol. Née en Roumanie, Florica est traductrice et professeure de traduction à l’École normale supérieure de Lyon. Nous l’avons rencontrée lors du FILIT (Festival international de Littérature et de Traduction de Iași) avec son mari Jean-Louis Courriol. Très soudés, tous deux fourmillent de beaux projets : l’entente a été immédiate. Nous avions envie que vous la connaissiez mieux, pour comprendre ce qui nous a séduit chez elle avant de découvrir le superbe roman de Iulian Ciocan. Vous vivez entre la France et la Roumanie. Pouvez-vous nous raconter votre parcours et nous expliquer votre quotidien ? Je suis née en Roumanie où j’avais commencé des études de français, langue que j’adorais (si ce n’est pas un pléonasme de la part d’un Roumain), lorsqu’un jour le hasard a mis sur mon chemin d’étudiante un jeune Français, beau et intelligent de surcroît, professeur de Lettres classiques, intéressé par langue roumaine. J’adorais son accent exquis et ses connaissances de latin et de grec, je rêvais d’en faire un ami : il est devenu mon mari ! Mais le chemin a été long et difficile, on ne pouvait pas se marier …

La voix à Iulian Ciocan, auteur Belleville, originaire de Moldavie

Nous avons l’immense plaisir de vous présenter notre tout premier auteur — celui que nous avons « signé » au début de notre périple qui passait par la Roumanie (rappelez-vous) ! Il s’appelle Iulian Ciocan et vit à Chisinau en Moldavie. Son roman, Le Royaume de Sasha Kozak, paraîtra en 2016 aux éditions Belleville donc ! Petite interview. Raconte-nous qui tu es. Je suis écrivain et journaliste. Je suis d’ailleurs davantage journaliste car il ne m’est pas encore possible de vivre de ma plume. J’anime une rubrique pour Radio Free Europe intitulée « La réalité dans les petits détails » qui me demande beaucoup de travail. J’écris sur le quotidien des gens. La politique ne m’intéresse que lorsqu’elle a un impact sur la vie de tous les jours. Partant du principe qu’en Moldavie, la politique est présente partout, on peut considérer en quelque sorte que je suis un journaliste politique. Quand j’ai du temps libre, j’écris mes livres… et je joue en ligne au tennis de table et aux échecs ! Dans quels pays as-tu été publié ? Que ressens-tu à l’idée d’être publié en France ? Pour un auteur moldave, ce n’est pas évident d’être traduit dans d’autres langues. On se heurte à quelques obstacles : nous n’avons par exemple pas d’institut culturel pour financer les traductions. Aussi, tout dépend de l’effort personnel de l’auteur. Je crois que j’ai été chanceux sur ce …

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