Rendez-vous avec Can yayınları

Belleville a décidé – si cela vous dit bien sûr – de vous faire rentrer dans l’intimité de la maison d’édition. Pour cela, nous prévoyons de vous raconter au moins un rendez-vous avec un éditeur ou un agent par pays visité. En toute logique, nous voici à Istanbul, notre première destination, chez Can yayınları (littéralement « âme publication »). Où comble du charmant, nous allons rencontrer Canan – dérivé de Can qu’on pourrait traduire par « ma chérie » ou « mon trésor » – que vous pouvez voir sur les photos. Déroulé standard d’un rendez-vous : si l’agent ou l’éditeur ne vous connaît pas, vous vous présentez. Chez Belleville, on a même fait un document tout beau tout propre qui explique (tout) ce qu’on fait ! On amène bien sûr Kedi, qu’on présente aux interlocuteurs (et parfois, on se sent un peu seules…). Puis, l’éditeur/l’agent sort son catalogue, et oriente sa sélection en fonction de ce qu’on cherche (pratique !). Il entre ensuite dans les détails, et là c’est super pour nous, parce qu’on a plus qu’à ouvrir grand les oreilles et se laisser raconter des histoires. Elle est pas belle la vie ? Ensuite, on s’accorde un quart d’heure (souvent plus) pour parler de choses et d’autres, de ce qu’on a aimé lire dernièrement, voire même de nos derniers lolcats préférés. Puis on rentre chez soi/au bureau, des rêves littéraires pleins la …

Comment découvre-t-on un auteur turc sans parler turc ?

C’est étrange… Nous travaillons toutes depuis longtemps dans l’édition et c’est la première fois que cette question revient aussi souvent. Comme si les expressions « voyage autour du monde » et « découverte d’auteurs » créaient une toute nouvelle impression. Mais c’est aussi vrai que ce n’est pas clair (hein ?). Comment fait-on pour savoir qu’un roman est bon si on ne peut pas le lire ? Et bien comme les autres… Officialisons les choses : rares sont les éditeurs de littérature étrangère multilingues. Il paraît difficile de lire aussi bien Faulkner, Tolstoï et Neruda dans le texte. En règle générale, un éditeur maîtrise toujours l’anglais et souvent une seconde langue. Mais cela ne lui permet pas d’accéder à toutes les littératures du monde. Alors il s’entoure. Il se crée un réseau d’agents littéraires. Ardents défenseurs de leurs auteurs, ils se chargent de vendre leurs droits ailleurs dans le monde. Et ils ont des arguments de poids : plaquette avec photographie de l’auteur en quadri, des kilomètres de revue de presse et très souvent une traduction en anglais des premiers chapitres… Et en bons commerciaux, on ne saurait leur reprocher parfois un certain manque d’objectivité. Cela ne suffit donc pas. L’éditeur complète alors son réseau par des traducteurs. La relation qui s’établit entre eux est primordiale. Se faire confiance, connaître ses goûts et ses dégoûts, se voir …

porta. eget sit efficitur. dolor. libero dapibus dictum nec