La voix à Florica Courriol, traductrice de Iulian Ciocan

Bientôt, nous vous présenterons un roman venu de Moldavie, par l’auteur Iulian Ciocan dont nous vous avons déjà parlé. En attendant, pour vous mettre l’eau à la bouche, nous souhaitions vous présenter sa merveilleuse traductrice Florica Courriol. Née en Roumanie, Florica est traductrice et professeure de traduction à l’École normale supérieure de Lyon. Nous l’avons rencontrée lors du FILIT (Festival international de Littérature et de Traduction de Iași) avec son mari Jean-Louis Courriol. Très soudés, tous deux fourmillent de beaux projets : l’entente a été immédiate. Nous avions envie que vous la connaissiez mieux, pour comprendre ce qui nous a séduit chez elle avant de découvrir le superbe roman de Iulian Ciocan. Vous vivez entre la France et la Roumanie. Pouvez-vous nous raconter votre parcours et nous expliquer votre quotidien ? Je suis née en Roumanie où j’avais commencé des études de français, langue que j’adorais (si ce n’est pas un pléonasme de la part d’un Roumain), lorsqu’un jour le hasard a mis sur mon chemin d’étudiante un jeune Français, beau et intelligent de surcroît, professeur de Lettres classiques, intéressé par langue roumaine. J’adorais son accent exquis et ses connaissances de latin et de grec, je rêvais d’en faire un ami : il est devenu mon mari ! Mais le chemin a été long et difficile, on ne pouvait pas se marier …

Belleville éditions : 
état des lieux

Chez Belleville, on travaille d’arrache-pied aux prochaines destinations… Bientôt, on vous emmènera à Chișinău en Moldavie, dans le Nordeste au Brésil, à Istanbul – plus que jamais – , dans le quartier d’Ibn Touloun au Caire ou encore à La Paz en Bolivie. En attendant, on est bien conscientes que certains d’entre vous commencent à s’impatienter. Mais qu’est-ce qu’elles font sérieusement ? Eh bien, l’édition française rencontre généralement deux grandes problématiques : le financier et la diffusion-distribution. Le financier… Le modèle économique du livre est éprouvé et fiable mais il impose à l’éditeur d’engager la majorité des dépenses avant d’obtenir un retour sur investissement : achats des droits, paiement des traducteurs, élaboration d’une identité graphique, dépenses de composition et de fabrication mais aussi de communication, etc. Une maison d’édition qui se lance doit donc être capable d’un premier investissement important pour financer ces frais qu’on appelle « besoin en fonds de roulement »… À l’automne 2013, nous avions donc fait appel à vous lors d’une campagne de crowdfunding. (Belleville c’est aussi une aventure collective.) Ce premier apport essentiel nous a permis de financer en partie le premier livre ; c’était aussi l’occasion d’obtenir votre soutien moral alors que nous nous engagions sur la voie entrepreneuriale. Depuis nous avons beaucoup investi personnellement mais c’est encore insuffisant… Dans le concret aujourd’hui ? Belleville travaille à une levée de fonds auprès d’investisseurs privés, et nous avons …

Alors ce livre connecté ?

La coiffure de la mariée de Seray Şahiner a aujourd’hui 600 lecteurs ! Nous nous sommes dit que c’était l’occasion de faire un point sur ce fameux concept de littérature connectée. Rappel : c’est quoi la littérature connectée ?   Un livre papier enrichi de photos, vidéos, musique, plans, etc. pour donner un éclairage sur l’univers du roman et enfin réconcilier lecteurs classiques et technophiles. Nous avons donc confronté cette belle idée à la réalité… Et en parallèle de la publication du livre papier (selon une méthode classique qui fait ses preuves chez bien d’autres éditeurs), nous avons développé le premier espace web entièrement dédié et connecté à une œuvre de littérature. (Eh oui, juré, personne d’autre ne le fait…). À découvrir ICI. Nous avons conçu ce site comme une véritable fenêtre ouverte sur la Turquie d’aujourd’hui – celle dont nous vous parlons tant. Des photos pour découvrir les villes et paysages, de la musique pour recréer l’ambiance sonore, des articles pour approfondir un point ou éclaircir un événement historique, des plans pour se repérer dans les lieux du livre… Aujourd’hui, nous espérons avoir rempli notre mission de « guide de voyage littéraire ». « Les lecteurs vont vraiment sur votre site ? » Quand tout est devenu palpable, on a bien sûr voulu savoir si ça plaisait ! On a donc interrogé nos proches (mais leur objectivité fait débat), mais aussi des libraires, des professionnels du livre et les premiers …

La voix à Nermin Mollaoglu, l’agente de Seray Sahiner

Nermin Mollaoglu, agente littéraire en Turquie, a répondu à nos questions. Dans cette interview, elle nous parle littérature, nouvelle génération… Peux-tu nous expliquer ton travail en quelques mots et les raisons qui t’ont poussée à le choisir ? Je suis agente littéraire. Je présente mon catalogue d’auteurs à des éditeurs de pays étrangers, et leur vends les droits pour qu’ils traduisent le livre dans leur langue. Je représente un bon nombre d’éditeurs turcs, et j’essaie de trouver les meilleurs éditeurs pour leurs livres. Je n’ai pas une bonne raison qui m’aurait poussée à choisir ce travail, la vérité est plutôt que ce travail m’a choisie. J’ai été sage-femme, puis professeure, et j’ai obtenu un diplôme en marketing et un autre en droit et économie. Ces études me permettent de faire mon travail au mieux. Où est ton agence ? Pourquoi t’être installée dans ce quartier ? Nos bureaux sont situés à Beyoğlu, place Tünel. Les étrangers se souviennent des émeutes qui ont commencé sur la place Taksim et l’avenue Istiklal. C’est la rue de la fête, du shopping et de la culture. On y trouve de nombreux centres culturels et de consulats. Notre rue est connue pour sa salle de concert, le Babylon Music Hall. Nous sommes 13, installés au dernier étage de notre immeuble que nous adorons. Nous partageons de bons …

La voix à Balão, éditeur indépendant brésilien

Belleville arrive au Brésil en février 2014 pour y rencontrer les auteurs et éditeurs brésiliens. Elle fait la connaissance de Balão, un éditeur indépendant qui publie majoritairement de la BD et des romans graphiques, mais aussi du théâtre et de la fiction. C’est l’occasion d’échanger sur leur magnifique catalogue, et sur la difficulté d’être un éditeur indépendant dans un pays où dominent les grands groupes d’édition. Dans un café de São Paulo, nous rencontrons Natalia et Guilherme. Ils sont en pleine préparation de la Feira Plana, salon réunissant les éditeurs indépendants et les artistes du livre et de la BD. Balão est né en 2010, et publie en moyenne quatre titres par an. Qu’est-ce que cela implique d’être un éditeur indépendant au Brésil, où l’édition est dominée par de grands groupes éditoriaux ? Être un éditeur indépendant au Brésil, ainsi qu’un entrepreneur, est un challenge. Nous avons beaucoup d’obstacles inhérents au marché à surmonter, et cela nous prend souvent beaucoup de temps sur notre planning de production. Mais au final, nous pensons que cela vaut la peine, car nous contribuons à une diversité dans les publications, nous donnons des opportunités à de nouveaux auteurs qui sans cela, ne pourraient pas être publiés ou traduits. Quel est votre plus grand succès ? Notre première publication est notre best-seller. Son titre est Os Passarinhos (Les oiseaux), et …

at leo. tempus quis, ipsum Donec libero