La voix à Olesea Caus,
illustratrice du Royaume de Sasha Kozak

Pour Le Royaume de Sasha Kozak, nous avons eu la chance de travailler avec la jeune – et déjà grande – artiste aquarelliste moldave Olesea Caus. En quelques échanges de mails, et après qu’elle ait lu le livre rapidement pour s’en imprégner, nous recevions des propositions immédiatement justes. Elle a tout de suite su capturer la poésie de ce texte, mêlant l’arbre bavard de la cour du bloc de Sasha Kozak aux buildings imposants qui font le paysage de Chișinău. Un décor bien moins terne que ce que l’on peut imaginer. Nous sommes enchantées de vous la présenter. Parle-nous de ton quotidien et de la place de l’art dans ta vie Je peins depuis toujours. Ça a commencé comme un simple loisir d’enfant, mais quand mes parents m’ont vu dessiner sur les murs de la maison, ils m’ont envoyée au lycée d’arts plastiques Igor Vieru, à Chișinău. J’ai ensuite intégré l’Académie des Beaux-Arts. Aujourd’hui, je vis à Barcelone, où je partage mon temps entre mon activité artistique et un travail dans l’industrie de la mode. Où trouves-tu ton inspiration ? Mon inspiration s’apparente à un ouragan, tantôt dans l’œil du cyclone tantôt en pleine explosion ! Je la puise de la nature, de la Moldavie, des gens que je croise, des voyages, des livres, de la cuisine et des émotions diverses – parfois l’amour et le bonheur, …

La voix à Fernando Chamarelli,
illustrateur de la couverture de Sainte Caboche

Chez Belleville, chaque livre est illustré par un artiste du pays de l’auteur. Pour le premier roman de la maison, Sainte Caboche, nous avons eu la chance de travailler avec Fernando Chamarelli, un street artist aux magnifiques œuvres colorées, remplies de créatures exotiques étranges. Nous lui avons posé quelques questions et plongé dans son univers… Raconte-nous un peu ton quotidien… Quelle place y tient l’art ? Je pense à l’art en permanence. Je peins un peu tous les matins, après-midis et soirs. En parallèle, je regarde des documentaires et des films pour me donner de l’inspiration. Et j’ai toujours mon carnet à dessin sur moi au cas où. Je vis exclusivement de mon art depuis 2009, mais je pratique plein d’autres activités. J’aime la nature et le sport – le football, comme tout bon Brésilien ! Sinon, vous pouvez me trouver dans les bars sympas de São Paulo :) Je suis tombé dans l’univers des Marvel à 14 ans, et plus rien n’a été comme avant. Impossible d’arrêter de dessiner. Dans quelques jours, je m’installe dans le Nordeste, à Maceio. Pas très loin de là où se passe Saint Caboche ! (Après vérification, il a quand même près de 600 km… NdÉ.) J’ai la chance de pouvoir vivre où je veux, donc je déménage fréquemment. Généralement, j’embarque ma peinture, quelques habits et mon ordinateur. Ça me …

La voix à Duru Eksioglu, illustratrice Belleville

Vous avez découvert il y a peu l’illustration de la couverture de notre premier livre La coiffure de la mariée de Seray Şahiner … Eh bien aujourd’hui on vous propose d’en savoir un peu plus sur cette jeune artiste qui nous vient d’Istanbul ! Duru Eksioglu a su mettre de la Chantilly dans notre cœur avec cette petite merveille et on souhaite vous la faire rencontrer ! Parle-nous de ton métier. Sur quel genre de projets bosses-tu ? Je travaille pour différentes entreprises un peu partout dans le monde. J’ai ainsi réalisé des tee-shirts pour une célèbre marque de vêtements turque ; j’écris aussi des storyboards et des livres illustrés. J’ai également créé ma propre marque à l’occasion de mon projet de fin d’études, Happy Marker. Je propose des broches toutes mignonnes, de jolis faux-cols ou encore des tote bag, etc. Juste pour le plaisir ! Être artiste en Turquie, ça ressemble à quoi ? C’est un métier particulièrement compliqué car les gens ont du mal à évaluer le travail nécessaire à la réalisation d’une œuvre. Créer est l’une des tâches les plus compliquées de notre métier et certaines personnes imaginent que ça se fait en un clin d’œil. Du coup, beaucoup d’entre nous ont du mal à en faire une source de revenus. Certains clients bloquent aussi toute liberté créatrice. Nous ne pouvons pas faire …

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