Si on partait ensemble à Istanbul, on vous emmènerait là…

Belleville aime… En premier lieu, vous l’avez peut-être déjà compris au regard de nos posts : on vous emmènerait à Cihangir ! Ce charmant quartier sur flanc de colline, coincé entre l’avenue Istiklal et le Bosphore, abrite un dédale de petites ruelles où l’on croise librairies, cafés, antiquaires et chats des rues heureux car nourris par les habitants. Il fait bon – et pour nous il est indispensable de – s’y perdre. Ensuite, nous irons au musée d’art moderne ! D’abord parce que le lieu est magnifique : un entrepôt douanier au bord du Bosphore. Ensuite parce qu’il possède une collection de trésors d’art contemporain turc, que ce soit en peintures, installations ou vidéos. Maintenant allons faire un tour à Kadiköy ! La rive asiatique d’Istanbul est pleine de vie, et le quartier nous charme avec ses galeries et ses marchés. Puis l’on marchera jusqu’à la gare de Haydarpasa, fermée depuis février 2012. Encore entretenu, le lieu commence peu à peu à être envahir par les plantes. Carrefour incontournable, symbole du développement de l’empire ottoman, ce lieu chargé d’histoire est probablement notre endroit chouchou de la ville. Si vous aimez l’industrie, on vous emmènera visiter Santralistanbul dans l’université Bigli. Cette ancienne centrale thermique abrite aujourd’hui un musée d’art et un musée de l’énergie, qui vaut le détour pour son architecture et ses vieilles machines. Dans les incontournables touristiques, on vous …

La voix aux stambouliotes…

Pour compléter notre sélection que nous vous proposons dans l’article Belleville aime en Turquie, nous donnons la voix à Güzin, libraire, qui vous parle ici de la culture en Turquie et de la situation actuelle. Quelle est la place de l’art dans la vie quotidienne en Turquie ? Malheureusement, l’art a peu de place dans la vie quotidienne en Turquie. Pour moi qui suis libraire, c’est quelque chose de primordial, car cela permet notamment aux jeunes de s’exprimer et de penser par eux-mêmes. Peu de gens ont le même rapport à l’art que moi, mais il est présent dans ma vie de tous les jours. Pourriez-vous nous parler d’une œuvre turque qui vous a particulièrement marquée ? Pour la littérature, je citerais Neige d’Orhan Pamuk, même s’il n’est pas forcément révélateur de la société turque, car c’est un très grand auteur. Mais j’aime des styles très différents. Par exemple Yassar Kemal. Pour le cinéma, je dirais la Boîte de Pandora car avant ce film, on voyait toujours la même chose dans le cinéma turc (des histoires d’amour avec les mêmes ressorts). Yeşim Ustaoğlu a filmé l’histoire d’une dame âgée et d’un jeune homme, et j’ai trouvé cela formidable. Ça m’est apparu comme bien plus réaliste, et par la même occasion cela permettait de soulever les problèmes entre les différentes générations en Turquie. Quelles avancées espérez-vous ? Plus de …

Belleville aime en Turquie…

Il est évidemment impossible de vous faire un tableau exhaustif des livres et films à regarder absolument dans les pays que nous visitons. Ce que nous pouvons faire en revanche, c’est vous proposer notre sélection très personnelle des œuvres qu’on aime et qu’on recommande. On ne peut pas parler de littérature turque sans parler d’Orhan Pamuk, l’écrivain prix Nobel à qui l’on doit un grand nombre de chefs-d’œuvre. Chez Belleville, on aime tout particulièrement Neige, où l’on suit l’enquête du poète Ka dans la ville de Kars près de la frontière arménienne, sur une vague de suicides de jeunes filles voilées (les écoles et les universités n’acceptant pas le port du voile en Turquie). On recommande également Le Musée de l’innocence, qui nous balade sur plusieurs années dans un Istanbul en pleine mutation, dans le quotidien de Kemal, jeune héritier plein d’avenir qui abandonne tous ses projets pour l’amour inconditionnel qu’il porte à Füsun. Obsédé par sa belle, il collecte inlassablement tous les objets qui se rapportent à elle, et qu’on pourra venir voir « IRL » au Musée de l’innocence à Istanbul. On vous conseille enfin L’Institut de remise à l’heure des montres et des pendules d’Ahmet Hamdi Tanpinar. Ce livre loufoque nous emporte à travers les premières années de république en Turquie, et dont le héros dénonce l’absurdité de la bureaucratie. Côté cinéma, notre …

Rendez-vous avec Can yayınları

Belleville a décidé – si cela vous dit bien sûr – de vous faire rentrer dans l’intimité de la maison d’édition. Pour cela, nous prévoyons de vous raconter au moins un rendez-vous avec un éditeur ou un agent par pays visité. En toute logique, nous voici à Istanbul, notre première destination, chez Can yayınları (littéralement « âme publication »). Où comble du charmant, nous allons rencontrer Canan – dérivé de Can qu’on pourrait traduire par « ma chérie » ou « mon trésor » – que vous pouvez voir sur les photos. Déroulé standard d’un rendez-vous : si l’agent ou l’éditeur ne vous connaît pas, vous vous présentez. Chez Belleville, on a même fait un document tout beau tout propre qui explique (tout) ce qu’on fait ! On amène bien sûr Kedi, qu’on présente aux interlocuteurs (et parfois, on se sent un peu seules…). Puis, l’éditeur/l’agent sort son catalogue, et oriente sa sélection en fonction de ce qu’on cherche (pratique !). Il entre ensuite dans les détails, et là c’est super pour nous, parce qu’on a plus qu’à ouvrir grand les oreilles et se laisser raconter des histoires. Elle est pas belle la vie ? Ensuite, on s’accorde un quart d’heure (souvent plus) pour parler de choses et d’autres, de ce qu’on a aimé lire dernièrement, voire même de nos derniers lolcats préférés. Puis on rentre chez soi/au bureau, des rêves littéraires pleins la …

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