Taksim moonwalk en exclu !

Taksim moonwalk, quatrième livre Belleville, débarque en libraire le 12 mai ! Un Little Miss Sunshine sur fond de révolution turque… Ce grand roman de la révolte de Gezi raconte l’histoire déjantée d’un frère et d’une sœur embarqués dans un concours de talents… En effet, la petite Çiğdem sait imiter le King of pop comme personne ! Mais alors qu’ils accèdent bientôt à la gloire, İstanbul se soulève. Ce qui n’arrange pas nos deux héros… Ils décident d’aller faire le moonwalk sous les gaz poivre de l’avenue İstiklâl. Tendre, rock, loufoque et malheureusement très actuel, un regard authentique sur la Turquie contemporaine. À l’occasion de la sortie du livre, l’auteur Emrah Serbes, voix de la résistance populaire dans son pays, sera en France pour deux courtes journées. Le 1er mai à Arras, au Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale ; et le 2 mai à Paris, pour une rencontre à la librairie Le Divan, puis à la soirée Paie ton Tour, organisée par Ulule !

Belleville éditions : 
état des lieux

Chez Belleville, on travaille d’arrache-pied aux prochaines destinations… Bientôt, on vous emmènera à Chișinău en Moldavie, dans le Nordeste au Brésil, à Istanbul – plus que jamais – , dans le quartier d’Ibn Touloun au Caire ou encore à La Paz en Bolivie. En attendant, on est bien conscientes que certains d’entre vous commencent à s’impatienter. Mais qu’est-ce qu’elles font sérieusement ? Eh bien, l’édition française rencontre généralement deux grandes problématiques : le financier et la diffusion-distribution. Le financier… Le modèle économique du livre est éprouvé et fiable mais il impose à l’éditeur d’engager la majorité des dépenses avant d’obtenir un retour sur investissement : achats des droits, paiement des traducteurs, élaboration d’une identité graphique, dépenses de composition et de fabrication mais aussi de communication, etc. Une maison d’édition qui se lance doit donc être capable d’un premier investissement important pour financer ces frais qu’on appelle « besoin en fonds de roulement »… À l’automne 2013, nous avions donc fait appel à vous lors d’une campagne de crowdfunding. (Belleville c’est aussi une aventure collective.) Ce premier apport essentiel nous a permis de financer en partie le premier livre ; c’était aussi l’occasion d’obtenir votre soutien moral alors que nous nous engagions sur la voie entrepreneuriale. Depuis nous avons beaucoup investi personnellement mais c’est encore insuffisant… Dans le concret aujourd’hui ? Belleville travaille à une levée de fonds auprès d’investisseurs privés, et nous avons …

Alors ce livre connecté ?

La coiffure de la mariée de Seray Şahiner a aujourd’hui 600 lecteurs ! Nous nous sommes dit que c’était l’occasion de faire un point sur ce fameux concept de littérature connectée. Rappel : c’est quoi la littérature connectée ?   Un livre papier enrichi de photos, vidéos, musique, plans, etc. pour donner un éclairage sur l’univers du roman et enfin réconcilier lecteurs classiques et technophiles. Nous avons donc confronté cette belle idée à la réalité… Et en parallèle de la publication du livre papier (selon une méthode classique qui fait ses preuves chez bien d’autres éditeurs), nous avons développé le premier espace web entièrement dédié et connecté à une œuvre de littérature. (Eh oui, juré, personne d’autre ne le fait…). À découvrir ICI. Nous avons conçu ce site comme une véritable fenêtre ouverte sur la Turquie d’aujourd’hui – celle dont nous vous parlons tant. Des photos pour découvrir les villes et paysages, de la musique pour recréer l’ambiance sonore, des articles pour approfondir un point ou éclaircir un événement historique, des plans pour se repérer dans les lieux du livre… Aujourd’hui, nous espérons avoir rempli notre mission de « guide de voyage littéraire ». « Les lecteurs vont vraiment sur votre site ? » Quand tout est devenu palpable, on a bien sûr voulu savoir si ça plaisait ! On a donc interrogé nos proches (mais leur objectivité fait débat), mais aussi des libraires, des professionnels du livre et les premiers …

La voix à Nermin Mollaoglu, l’agente de Seray Sahiner

Nermin Mollaoglu, agente littéraire en Turquie, a répondu à nos questions. Dans cette interview, elle nous parle littérature, nouvelle génération… Peux-tu nous expliquer ton travail en quelques mots et les raisons qui t’ont poussée à le choisir ? Je suis agente littéraire. Je présente mon catalogue d’auteurs à des éditeurs de pays étrangers, et leur vends les droits pour qu’ils traduisent le livre dans leur langue. Je représente un bon nombre d’éditeurs turcs, et j’essaie de trouver les meilleurs éditeurs pour leurs livres. Je n’ai pas une bonne raison qui m’aurait poussée à choisir ce travail, la vérité est plutôt que ce travail m’a choisie. J’ai été sage-femme, puis professeure, et j’ai obtenu un diplôme en marketing et un autre en droit et économie. Ces études me permettent de faire mon travail au mieux. Où est ton agence ? Pourquoi t’être installée dans ce quartier ? Nos bureaux sont situés à Beyoğlu, place Tünel. Les étrangers se souviennent des émeutes qui ont commencé sur la place Taksim et l’avenue Istiklal. C’est la rue de la fête, du shopping et de la culture. On y trouve de nombreux centres culturels et de consulats. Notre rue est connue pour sa salle de concert, le Babylon Music Hall. Nous sommes 13, installés au dernier étage de notre immeuble que nous adorons. Nous partageons de bons …

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