Belleville éditions : </br>état des lieux

Belleville éditions : 
état des lieux

Chez Belleville, on travaille d’arrache-pied aux prochaines destinations… Bientôt, on vous emmènera à Chișinău en Moldavie, dans le Nordeste au Brésil, à Istanbul – plus que jamais – , dans le quartier d’Ibn Touloun au Caire ou encore à La Paz en Bolivie. En attendant, on est bien conscientes que certains d’entre vous commencent à s’impatienter. Mais qu’est-ce qu’elles font sérieusement ? Eh bien, l’édition française rencontre généralement deux grandes problématiques : le financier et la diffusion-distribution.

Le financier…

Le modèle économique du livre est éprouvé et fiable mais il impose à l’éditeur d’engager la majorité des dépenses avant d’obtenir un retour sur investissement : achats des droits, paiement des traducteurs, élaboration d’une identité graphique, dépenses de composition et de fabrication mais aussi de communication, etc. Une maison d’édition qui se lance doit donc être capable d’un premier investissement important pour financer ces frais qu’on appelle « besoin en fonds de roulement »…

À l’automne 2013, nous avions donc fait appel à vous lors d’une campagne de crowdfunding. (Belleville c’est aussi une aventure collective.) Ce premier apport essentiel nous a permis de financer en partie le premier livre ; c’était aussi l’occasion d’obtenir votre soutien moral alors que nous nous engagions sur la voie entrepreneuriale. Depuis nous avons beaucoup investi personnellement mais c’est encore insuffisant…

Dans le concret aujourd’hui ? Belleville travaille à une levée de fonds auprès d’investisseurs privés, et nous avons déjà trouvé les premières personnes qui croient en nous. Au passage, si vous avez le profil ou que vous connaissez quelqu’un qui serait intéressé, n’hésitez pas à nous écrire, on a tous les documents nécessaires sous le coude !

La diffusion-distribution…

Bon déjà qu’est-ce que c’est ? (Lire éventuellement l’article sur la chaîne du livre…)

Diffuseur :

Grâce à une équipe de représentants dédiés, il est chargé de faire connaître aux points de ventes les livres publiés par l’éditeur, d’établir les offices (dates de sortie) et de prendre les commandes. Il prend alors un pourcentage sur les ventes des livres, défini par le contrat qu’il signe avec l’éditeur.

Distributeur :

Il assure les flux physiques (envoi des livres, gestion des stocks) et financiers (facturations aux points de ventes) des titres de l’éditeur. Il est en charge de la destruction (pilon) du stock d’exemplaires d’un titre devenu invendable sur décision de l’éditeur.

En France, il existe moins d’une dizaine de diffuseur-distributeur. C’est donc une toute autre histoire. Il faut convaincre les bonnes personnes, et surtout ne pas se tromper… Car c’est lui qui sera le relais principal entre nous et les libraires.

Pour notre premier livre, La coiffure de la mariée, nous avons fait ce travail nous-même. Vous l’avez peut-être vu passer sur Facebook. Nous avons fait des tournées en librairie en Belgique, dans l’Ouest à Nantes ou à Bordeaux, dans le Nord ou encore à Paris. Mais nous avons également pris le téléphone et démarché des dizaines de librairies partout en France pour nous accompagner. Ce fut un vrai succès. Au total 85 libraires travaillent avec nous.

Mais nous sommes bien loin de la force de frappe d’un diffuseur-ditributeur. Or pour nos auteurs et nos traducteurs, nous souhaitons plus. Le premier livre devait démontrer notre capacité à faire un livre. Et nous avons réussi. Maintenant il nous faut trouver le bon partenaire pour poursuivre notre aventure. C’est une condition sine qua non, surtout quand on publie de la littérature étrangère.

On vous demande donc encore un peu de patience… En attendant, vous pouvez lire cet article qui fait le point sur notre concept de littérature connectée… Et n’oubliez pas de vous inscrire à notre newsletter !

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