Belleville au salon Livre Paris

Âme voyageuse, Belleville a choisi de ne pas avoir de stand mais de se promener chez ses amis du Brésil (stand G76) et de la Roumanie (stand J86)… Vous y trouverez nos livres pendant toute la durée du salon ! Nous aurons l’immense plaisir de vous présenter nos deux auteurs : Socorro Acioli, Sainte Caboche, et Iulian Ciocan, Le Royaume de Sasha Kozak… en avant-première (sortie en librairie le 14 avril) ! Voici le programme des festivités. On vous attend nombreux ! SAMEDI 25 MARS 15H-16H : Rencontre entre Socorro Acioli et son traducteur Régis de Sá Moreira, également auteur Au diable vauvert, animée par Leonardo Tonus – suivie d’une dédicace de Sainte Caboche. DIMANCHE 26 MARS 10H30-11H15 : Rencontre entre Iulian Ciocan, sa traductrice Florica Ciodaru-Courriol et ses éditrices, animée par Aïda Vâlceanu – suivie d’une dédicace du Royaume de Sasha Kozak. LUNDI 27 MARS 14H-15H : Rencontre d’éditeurs français et roumains animée par Cosmin Perța, avec Călin Vlasie (Editura Paralela 45), Laura Albulescu (Editura Art), Jérôme Carassou (Éditions Non Lieu), Marie Trébaol et Dorothy Aubert (Belleville). Retrouvez l’événement Facebook ici et le site officiel du salon là. À bientôt !

La voix à Florica Courriol, traductrice de Iulian Ciocan

Bientôt, nous vous présenterons un roman venu de Moldavie, par l’auteur Iulian Ciocan dont nous vous avons déjà parlé. En attendant, pour vous mettre l’eau à la bouche, nous souhaitions vous présenter sa merveilleuse traductrice Florica Courriol. Née en Roumanie, Florica est traductrice et professeure de traduction à l’École normale supérieure de Lyon. Nous l’avons rencontrée lors du FILIT (Festival international de Littérature et de Traduction de Iași) avec son mari Jean-Louis Courriol. Très soudés, tous deux fourmillent de beaux projets : l’entente a été immédiate. Nous avions envie que vous la connaissiez mieux, pour comprendre ce qui nous a séduit chez elle avant de découvrir le superbe roman de Iulian Ciocan. Vous vivez entre la France et la Roumanie. Pouvez-vous nous raconter votre parcours et nous expliquer votre quotidien ? Je suis née en Roumanie où j’avais commencé des études de français, langue que j’adorais (si ce n’est pas un pléonasme de la part d’un Roumain), lorsqu’un jour le hasard a mis sur mon chemin d’étudiante un jeune Français, beau et intelligent de surcroît, professeur de Lettres classiques, intéressé par langue roumaine. J’adorais son accent exquis et ses connaissances de latin et de grec, je rêvais d’en faire un ami : il est devenu mon mari ! Mais le chemin a été long et difficile, on ne pouvait pas se marier …

La voix à Nermin Mollaoglu, l’agente de Seray Sahiner

Nermin Mollaoglu, agente littéraire en Turquie, a répondu à nos questions. Dans cette interview, elle nous parle littérature, nouvelle génération… Peux-tu nous expliquer ton travail en quelques mots et les raisons qui t’ont poussée à le choisir ? Je suis agente littéraire. Je présente mon catalogue d’auteurs à des éditeurs de pays étrangers, et leur vends les droits pour qu’ils traduisent le livre dans leur langue. Je représente un bon nombre d’éditeurs turcs, et j’essaie de trouver les meilleurs éditeurs pour leurs livres. Je n’ai pas une bonne raison qui m’aurait poussée à choisir ce travail, la vérité est plutôt que ce travail m’a choisie. J’ai été sage-femme, puis professeure, et j’ai obtenu un diplôme en marketing et un autre en droit et économie. Ces études me permettent de faire mon travail au mieux. Où est ton agence ? Pourquoi t’être installée dans ce quartier ? Nos bureaux sont situés à Beyoğlu, place Tünel. Les étrangers se souviennent des émeutes qui ont commencé sur la place Taksim et l’avenue Istiklal. C’est la rue de la fête, du shopping et de la culture. On y trouve de nombreux centres culturels et de consulats. Notre rue est connue pour sa salle de concert, le Babylon Music Hall. Nous sommes 13, installés au dernier étage de notre immeuble que nous adorons. Nous partageons de bons …

La voix à Balão, éditeur indépendant brésilien

Belleville arrive au Brésil en février 2014 pour y rencontrer les auteurs et éditeurs brésiliens. Elle fait la connaissance de Balão, un éditeur indépendant qui publie majoritairement de la BD et des romans graphiques, mais aussi du théâtre et de la fiction. C’est l’occasion d’échanger sur leur magnifique catalogue, et sur la difficulté d’être un éditeur indépendant dans un pays où dominent les grands groupes d’édition. Dans un café de São Paulo, nous rencontrons Natalia et Guilherme. Ils sont en pleine préparation de la Feira Plana, salon réunissant les éditeurs indépendants et les artistes du livre et de la BD. Balão est né en 2010, et publie en moyenne quatre titres par an. Qu’est-ce que cela implique d’être un éditeur indépendant au Brésil, où l’édition est dominée par de grands groupes éditoriaux ? Être un éditeur indépendant au Brésil, ainsi qu’un entrepreneur, est un challenge. Nous avons beaucoup d’obstacles inhérents au marché à surmonter, et cela nous prend souvent beaucoup de temps sur notre planning de production. Mais au final, nous pensons que cela vaut la peine, car nous contribuons à une diversité dans les publications, nous donnons des opportunités à de nouveaux auteurs qui sans cela, ne pourraient pas être publiés ou traduits. Quel est votre plus grand succès ? Notre première publication est notre best-seller. Son titre est Os Passarinhos (Les oiseaux), et …

Comment découvre-t-on un auteur turc sans parler turc ?

C’est étrange… Nous travaillons toutes depuis longtemps dans l’édition et c’est la première fois que cette question revient aussi souvent. Comme si les expressions « voyage autour du monde » et « découverte d’auteurs » créaient une toute nouvelle impression. Mais c’est aussi vrai que ce n’est pas clair (hein ?). Comment fait-on pour savoir qu’un roman est bon si on ne peut pas le lire ? Et bien comme les autres… Officialisons les choses : rares sont les éditeurs de littérature étrangère multilingues. Il paraît difficile de lire aussi bien Faulkner, Tolstoï et Neruda dans le texte. En règle générale, un éditeur maîtrise toujours l’anglais et souvent une seconde langue. Mais cela ne lui permet pas d’accéder à toutes les littératures du monde. Alors il s’entoure. Il se crée un réseau d’agents littéraires. Ardents défenseurs de leurs auteurs, ils se chargent de vendre leurs droits ailleurs dans le monde. Et ils ont des arguments de poids : plaquette avec photographie de l’auteur en quadri, des kilomètres de revue de presse et très souvent une traduction en anglais des premiers chapitres… Et en bons commerciaux, on ne saurait leur reprocher parfois un certain manque d’objectivité. Cela ne suffit donc pas. L’éditeur complète alors son réseau par des traducteurs. La relation qui s’établit entre eux est primordiale. Se faire confiance, connaître ses goûts et ses dégoûts, se voir …

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