La voix à Duru Eksioglu, illustratrice Belleville

Vous avez découvert il y a peu l’illustration de la couverture de notre premier livre La coiffure de la mariée de Seray Şahiner … Eh bien aujourd’hui on vous propose d’en savoir un peu plus sur cette jeune artiste qui nous vient d’Istanbul ! Duru Eksioglu a su mettre de la Chantilly dans notre cœur avec cette petite merveille et on souhaite vous la faire rencontrer ! Parle-nous de ton métier. Sur quel genre de projets bosses-tu ? Je travaille pour différentes entreprises un peu partout dans le monde. J’ai ainsi réalisé des tee-shirts pour une célèbre marque de vêtements turque ; j’écris aussi des storyboards et des livres illustrés. J’ai également créé ma propre marque à l’occasion de mon projet de fin d’études, Happy Marker. Je propose des broches toutes mignonnes, de jolis faux-cols ou encore des tote bag, etc. Juste pour le plaisir ! Être artiste en Turquie, ça ressemble à quoi ? C’est un métier particulièrement compliqué car les gens ont du mal à évaluer le travail nécessaire à la réalisation d’une œuvre. Créer est l’une des tâches les plus compliquées de notre métier et certaines personnes imaginent que ça se fait en un clin d’œil. Du coup, beaucoup d’entre nous ont du mal à en faire une source de revenus. Certains clients bloquent aussi toute liberté créatrice. Nous ne pouvons pas faire …

Histoire de papiers…

Belleville avance… Discrètement certes. Pourtant nous n’avons pas chômé ! Derrière le projet de création d’une maison d’édition, il s’agit de monter une entreprise… Et là c’est souvent plus simple à dire qu’à faire. Ce n’est pas une surprise bien sûr mais cela demande du temps : connaître les démarches, les différents enjeux à chaque étape, rencontrer les bonnes personnes pour avancer pas à pas dans la bonne direction. Aujourd’hui, début novembre 2014, nous fêtons une petite victoire : la SAS Belleville éditions est enregistrée au greffe du tribunal de commerce de Paris ! Siret, numéro de TVA intracommunautaire, compte en banque… Tous les attributs plus ou moins matériels qui la rendent bien réelle ! Une personne morale est née : félicitations aux mamans ;) En quelques mots, voilà comment ça s’est passé… Étape 1. Trouver un juriste pour rédiger les statuts selon nos demandes et nos contraintes. Déterminer la forme juridique de notre association (SAS, SARL et on en passe), se répartir les rôles, décider de notre année fiscale, déterminer le montant du capital social, vérifier que les dépôts de marques sont conformes, etc. Bref, se poser tout un tas de questions pour asseoir juridiquement et donc sereinement notre travail ensemble ! Étape 2. Trouver une banque, et un conseiller en particulier, capable de comprendre les enjeux d’une start-up et intéressé par un projet d’édition …

La voix à Michel Choueiri, libraire à Beyrouth

Lors de son séjour au pays du Levant, Belleville s’arrête à Beyrouth et rencontre Michel Choueiri, libraire et Directeur Général de la librairie El Bourj. Cette magnifique librairie se trouve en plein centre-ville, juste à côté de la place des Martyrs. On y trouve des livres en français, arabes et anglais. Ouverte depuis décembre 2003, c’est également la seule librairie trilingue indépendante au Liban. Pourquoi cet emplacement ? Nous sommes installés dans l’immeuble du quotidien libanais arabophone An Nahar. La librairie a été initialement créée par Chadia Tueni (PDG de la librairie) et feu son époux Ghassan Tueni PDG du journal à ce moment-là. Ils m’ont demandé de s’associer à eux, puis une autre personne de la famille, Rhéa Tueni, s’est jointe à nous. Nous sommes donc quatre, mais je suis le seul à travailler à plein temps dans la librairie. Nous sommes en plein centre-ville de Beyrouth, un quartier incontournable pour les touristes et pour les Libanais. Malheureusement, depuis 2005, les choses sont plus difficiles et le quartier moins fréquenté. Pourquoi proposer des livres français, arabe et anglais ? Tous les Libanais pratiquent au moins deux des trois langues. Nous ne traitons donc pas nos romans en français ou en anglais comme une langue étrangère, comme nous le ferions avec de l’italien ou de l’allemand. Ces trois langues sont les …

La voix à Balão, éditeur indépendant brésilien

Belleville arrive au Brésil en février 2014 pour y rencontrer les auteurs et éditeurs brésiliens. Elle fait la connaissance de Balão, un éditeur indépendant qui publie majoritairement de la BD et des romans graphiques, mais aussi du théâtre et de la fiction. C’est l’occasion d’échanger sur leur magnifique catalogue, et sur la difficulté d’être un éditeur indépendant dans un pays où dominent les grands groupes d’édition. Dans un café de São Paulo, nous rencontrons Natalia et Guilherme. Ils sont en pleine préparation de la Feira Plana, salon réunissant les éditeurs indépendants et les artistes du livre et de la BD. Balão est né en 2010, et publie en moyenne quatre titres par an. Qu’est-ce que cela implique d’être un éditeur indépendant au Brésil, où l’édition est dominée par de grands groupes éditoriaux ? Être un éditeur indépendant au Brésil, ainsi qu’un entrepreneur, est un challenge. Nous avons beaucoup d’obstacles inhérents au marché à surmonter, et cela nous prend souvent beaucoup de temps sur notre planning de production. Mais au final, nous pensons que cela vaut la peine, car nous contribuons à une diversité dans les publications, nous donnons des opportunités à de nouveaux auteurs qui sans cela, ne pourraient pas être publiés ou traduits. Quel est votre plus grand succès ? Notre première publication est notre best-seller. Son titre est Os Passarinhos (Les oiseaux), et …

La voix aux stambouliotes…

Pour compléter notre sélection que nous vous proposons dans l’article Belleville aime en Turquie, nous donnons la voix à Güzin, libraire, qui vous parle ici de la culture en Turquie et de la situation actuelle. Quelle est la place de l’art dans la vie quotidienne en Turquie ? Malheureusement, l’art a peu de place dans la vie quotidienne en Turquie. Pour moi qui suis libraire, c’est quelque chose de primordial, car cela permet notamment aux jeunes de s’exprimer et de penser par eux-mêmes. Peu de gens ont le même rapport à l’art que moi, mais il est présent dans ma vie de tous les jours. Pourriez-vous nous parler d’une œuvre turque qui vous a particulièrement marquée ? Pour la littérature, je citerais Neige d’Orhan Pamuk, même s’il n’est pas forcément révélateur de la société turque, car c’est un très grand auteur. Mais j’aime des styles très différents. Par exemple Yassar Kemal. Pour le cinéma, je dirais la Boîte de Pandora car avant ce film, on voyait toujours la même chose dans le cinéma turc (des histoires d’amour avec les mêmes ressorts). Yeşim Ustaoğlu a filmé l’histoire d’une dame âgée et d’un jeune homme, et j’ai trouvé cela formidable. Ça m’est apparu comme bien plus réaliste, et par la même occasion cela permettait de soulever les problèmes entre les différentes générations en Turquie. Quelles avancées espérez-vous ? Plus de …

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