découverte – Belleville éditions

C’est l’été, lisons engagé !

Le combat féministe se poursuit sous les parasols ⛱ Sans aucun doute, la saga des Windsor et l’arrivée de Meghan Markle dans la Royal Family vont alimenter les tabloïds et égayer vos après-midi farniente… Dans un tout autre genre, Belleville vous propose deux lectures pour (r)éveiller vos aspirations féministes. En voyage, au bureau ou à la plage, lire le monde pour mieux le comprendre… Votre saga féministe de l’été ! Le coup de cœur d’Aslı Erdoğan : « J’envie le lecteur qui va découvrir l’une des virtuoses de la littérature turque. Leylâ Erbil est une plume hors pair, qui ne connaît ni la facilité, ni le superflu, ni la complaisance. » Avant de piquer une tête, plongez dans les aventures de Nermin, jeune communiste féministe dans la Turquie des années 50. Ce grand roman d’une irrésistible modernité aborde pêle-mêle : virginité, conscience de classe, inceste, parentalité, foi, épanouissement sexuel… Autant de thématiques qui font écho aux questionnements de nos sociétés actuelles. Écrit par la première femme turque nommée pour le prix Nobel ! UNE DRÔLE DE FEMME · LEYLÂ ERBIL · Traduit du turc par Ali Terzioğlu et Jocelyne Burkmann Le page-turner que vous n’êtes pas près d’oublier Le conseil de La Cause Littéraire : « Un roman de révolte, un roman qui dénonce, qui interpelle et qui ne peut laisser indifférent. Quand on a tourné justement la dernière page, …

La voix à Socorro Acioli,
auteure de Sainte Caboche

Socorro Acioli est l’auteur du premier roman publié chez Belleville, Sainte Caboche. Après Seray Şahiner et ses portraits de femmes de la Turquie d’aujourd’hui, direction le Nordeste brésilien, terre de superstitions et de magie ! Parle-nous un peu de ton quotidien : ton travail, ta famille, tes loisirs. Je suis écrivain à temps complet depuis 2006 : j’écris pour les adultes, les adolescents et les enfants, ainsi que des articles et des nouvelles. Je voyage beaucoup pour donner des conférences et faire des lectures, entre autres. Ces derniers temps, j’écris à la maison pour pouvoir m’occuper de mon bébé, Camila, et de ma grande fille Beatriz. En gros, j’écris quand Camila dort. J’ai un article à rendre au journal O Povo chaque semaine, je viens de terminer un livre sur l’écriture créative ainsi que deux nouvelles et j’essaie d’achever un roman Young Adult mélangeant horreur, romance et fantastique. Je donne également un cours d’écriture créative à ceux qui s’intéressent au métier d’auteur. J’ignore comment j’arrive à tout faire ! Et pourtant c’est le cas. Je n’ai plus de temps à consacrer aux loisirs… mais avant je nageais beaucoup et je regardais des séries :) Comment es-tu arrivée à l’écriture ? Quand j’avais huit ans, le directeur de mon école m’a fait venir dans son bureau. Il m’a dit que j’avais un don …

La petite histoire de Sainte Caboche

En 2006, Socorro Acioli participe à un atelier d’écriture dirigé par Gabriel García Márquez à Cuba. C’est sur cette île hantée par la figure d’un autre prix Nobel, qu’elle compose les premières lignes de Sainte Caboche. Encouragée par le maître qui lui enseigne que « l’auteur doit être emporté le premier », elle décide de faire de sa petite histoire un grand roman. En 2014, lors de son road trip en Amérique latine, Belleville pose ses valises à São Paulo, après une folle semaine de carnaval à Rio. L’occasion de découvrir une des plus grandes mégalopoles du monde et de rencontrer les éditeurs de la région. Elle y rencontre Companhia das Letras, éditeur indépendant prestigieux. Parmi la multitude de merveilles à lire, Belleville a le coup de foudre pour le roman de Socorro Acioli et sa curieuse histoire de statue de saint décapitée. Quelques mois plus tard, Sainte Caboche est publié en Grande-Bretagne, puis aux États-Unis où il rencontre un beau succès critique. Quelques éditeurs français tenteront d’approcher l’éditeur… trop tard, ce sera le premier roman publié par Belleville ! En 2017, avec ce texte qui embrasse les codes du conte, Socorro Acioli nous emmène dans les forêts luxuriantes du Nordeste brésilien, où la religion, ses icônes et ses grigris prennent des airs de superstitions bigotes. Calfeutré dans la caboche d’une statue …

La voix à Nermin Mollaoglu, l’agente de Seray Sahiner

Nermin Mollaoglu, agente littéraire en Turquie, a répondu à nos questions. Dans cette interview, elle nous parle littérature, nouvelle génération… Peux-tu nous expliquer ton travail en quelques mots et les raisons qui t’ont poussée à le choisir ? Je suis agente littéraire. Je présente mon catalogue d’auteurs à des éditeurs de pays étrangers, et leur vends les droits pour qu’ils traduisent le livre dans leur langue. Je représente un bon nombre d’éditeurs turcs, et j’essaie de trouver les meilleurs éditeurs pour leurs livres. Je n’ai pas une bonne raison qui m’aurait poussée à choisir ce travail, la vérité est plutôt que ce travail m’a choisie. J’ai été sage-femme, puis professeure, et j’ai obtenu un diplôme en marketing et un autre en droit et économie. Ces études me permettent de faire mon travail au mieux. Où est ton agence ? Pourquoi t’être installée dans ce quartier ? Nos bureaux sont situés à Beyoğlu, place Tünel. Les étrangers se souviennent des émeutes qui ont commencé sur la place Taksim et l’avenue Istiklal. C’est la rue de la fête, du shopping et de la culture. On y trouve de nombreux centres culturels et de consulats. Notre rue est connue pour sa salle de concert, le Babylon Music Hall. Nous sommes 13, installés au dernier étage de notre immeuble que nous adorons. Nous partageons de bons …

La voix à Iulian Ciocan, auteur Belleville, originaire de Moldavie

Nous avons l’immense plaisir de vous présenter notre tout premier auteur — celui que nous avons « signé » au début de notre périple qui passait par la Roumanie (rappelez-vous) ! Il s’appelle Iulian Ciocan et vit à Chisinau en Moldavie. Son roman, Le Royaume de Sasha Kozak, paraîtra en 2016 aux éditions Belleville donc ! Petite interview. Raconte-nous qui tu es. Je suis écrivain et journaliste. Je suis d’ailleurs davantage journaliste car il ne m’est pas encore possible de vivre de ma plume. J’anime une rubrique pour Radio Free Europe intitulée « La réalité dans les petits détails » qui me demande beaucoup de travail. J’écris sur le quotidien des gens. La politique ne m’intéresse que lorsqu’elle a un impact sur la vie de tous les jours. Partant du principe qu’en Moldavie, la politique est présente partout, on peut considérer en quelque sorte que je suis un journaliste politique. Quand j’ai du temps libre, j’écris mes livres… et je joue en ligne au tennis de table et aux échecs ! Dans quels pays as-tu été publié ? Que ressens-tu à l’idée d’être publié en France ? Pour un auteur moldave, ce n’est pas évident d’être traduit dans d’autres langues. On se heurte à quelques obstacles : nous n’avons par exemple pas d’institut culturel pour financer les traductions. Aussi, tout dépend de l’effort personnel de l’auteur. Je crois que j’ai été chanceux sur ce …

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