La voix à Nermin Mollaoglu, l’agente de Seray Sahiner

Nermin Mollaoglu, agente littéraire en Turquie, a répondu à nos questions. Dans cette interview, elle nous parle littérature, nouvelle génération… Peux-tu nous expliquer ton travail en quelques mots et les raisons qui t’ont poussée à le choisir ? Je suis agente littéraire. Je présente mon catalogue d’auteurs à des éditeurs de pays étrangers, et leur vends les droits pour qu’ils traduisent le livre dans leur langue. Je représente un bon nombre d’éditeurs turcs, et j’essaie de trouver les meilleurs éditeurs pour leurs livres. Je n’ai pas une bonne raison qui m’aurait poussée à choisir ce travail, la vérité est plutôt que ce travail m’a choisie. J’ai été sage-femme, puis professeure, et j’ai obtenu un diplôme en marketing et un autre en droit et économie. Ces études me permettent de faire mon travail au mieux. Où est ton agence ? Pourquoi t’être installée dans ce quartier ? Nos bureaux sont situés à Beyoğlu, place Tünel. Les étrangers se souviennent des émeutes qui ont commencé sur la place Taksim et l’avenue Istiklal. C’est la rue de la fête, du shopping et de la culture. On y trouve de nombreux centres culturels et de consulats. Notre rue est connue pour sa salle de concert, le Babylon Music Hall. Nous sommes 13, installés au dernier étage de notre immeuble que nous adorons. Nous partageons de bons …

La voix à Iulian Ciocan, auteur Belleville, originaire de Moldavie

Nous avons l’immense plaisir de vous présenter notre tout premier auteur — celui que nous avons « signé » au début de notre périple qui passait par la Roumanie (rappelez-vous) ! Il s’appelle Iulian Ciocan et vit à Chisinau en Moldavie. Son roman, Le Royaume de Sasha Kozak, paraîtra en 2016 aux éditions Belleville donc ! Petite interview. Raconte-nous qui tu es. Je suis écrivain et journaliste. Je suis d’ailleurs davantage journaliste car il ne m’est pas encore possible de vivre de ma plume. J’anime une rubrique pour Radio Free Europe intitulée « La réalité dans les petits détails » qui me demande beaucoup de travail. J’écris sur le quotidien des gens. La politique ne m’intéresse que lorsqu’elle a un impact sur la vie de tous les jours. Partant du principe qu’en Moldavie, la politique est présente partout, on peut considérer en quelque sorte que je suis un journaliste politique. Quand j’ai du temps libre, j’écris mes livres… et je joue en ligne au tennis de table et aux échecs ! Dans quels pays as-tu été publié ? Que ressens-tu à l’idée d’être publié en France ? Pour un auteur moldave, ce n’est pas évident d’être traduit dans d’autres langues. On se heurte à quelques obstacles : nous n’avons par exemple pas d’institut culturel pour financer les traductions. Aussi, tout dépend de l’effort personnel de l’auteur. Je crois que j’ai été chanceux sur ce …

La voix à Michel Choueiri, libraire à Beyrouth

Lors de son séjour au pays du Levant, Belleville s’arrête à Beyrouth et rencontre Michel Choueiri, libraire et Directeur Général de la librairie El Bourj. Cette magnifique librairie se trouve en plein centre-ville, juste à côté de la place des Martyrs. On y trouve des livres en français, arabes et anglais. Ouverte depuis décembre 2003, c’est également la seule librairie trilingue indépendante au Liban. Pourquoi cet emplacement ? Nous sommes installés dans l’immeuble du quotidien libanais arabophone An Nahar. La librairie a été initialement créée par Chadia Tueni (PDG de la librairie) et feu son époux Ghassan Tueni PDG du journal à ce moment-là. Ils m’ont demandé de s’associer à eux, puis une autre personne de la famille, Rhéa Tueni, s’est jointe à nous. Nous sommes donc quatre, mais je suis le seul à travailler à plein temps dans la librairie. Nous sommes en plein centre-ville de Beyrouth, un quartier incontournable pour les touristes et pour les Libanais. Malheureusement, depuis 2005, les choses sont plus difficiles et le quartier moins fréquenté. Pourquoi proposer des livres français, arabe et anglais ? Tous les Libanais pratiquent au moins deux des trois langues. Nous ne traitons donc pas nos romans en français ou en anglais comme une langue étrangère, comme nous le ferions avec de l’italien ou de l’allemand. Ces trois langues sont les …

La voix à Sidonie, libraire française à Bucarest

Il y a un peu plus d’un an, Sidonie ouvrait une librairie française à Bucarest : la librairie Kyralina, qui est vite devenue un lieu de référence pour les francophones en quête de lecture en tout genre. Nous sommes allées lui rendre visite, et nous avons été enchantées. Comme vous pourrez le voir dans la galerie photo, la librairie est un lieu où il fait bon flâner et s’attarder : la déco faite de palette est enchanteresse, et la sélection de livres impressionnante. Nous donnons aujourd’hui la parole à celle qui a fondé ce merveilleux petit univers. Pourquoi ouvrir une librairie française à Bucarest ? Pour créer un espace privilégié pour les nombreux francophones de la ville (1 personne sur 4 parle français et les élèves apprennent encore la langue à l’école). Les Roumains lisent-ils beaucoup en français ? La librairie fonctionne, donc je dirais oui. 70 % de nos clients sont roumains. Qu’est-ce qui fonctionne ? Nous avons environ 4 500 références. Le secteur qui fonctionne le mieux est la jeunesse (50 % de nos ventes). Ensuite, c’est la littérature et les sciences sociales. Et pour la littérature ? Nous vendons aussi bien de la littérature française que des livres traduits. Par exemple pour les Roumains souhaitant faire des cadeaux à leurs amis français, nous vendons les auteurs roumains traduits. Mais les Roumains achètent également la littérature étrangère …

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